TFC-OM : Benedetto et l’inattendu Radonjic héros marseillais, Toulouse plus que jamais au fond du trou

FOOTBALL L’OM a repris la deuxième place en Ligue 1 en disposant tardivement d’un TFC réduit à dix au Stadium, ce dimanche soir (0-2). Toulouse reste dans les tréfonds du classement

Au Stadium de Toulouse, Nicolas Stival

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Le Marseillais Maxime Lopez tente de centrer face au Toulousain Quentin Boisgard.
Le Marseillais Maxime Lopez tente de centrer face au Toulousain Quentin Boisgard. — Pascal Pavani / AFP
  • Benedetto et Radonjic offrent une troisième victoire d'affilée en L1 à Toulouse, chez des Violets qui chutent pour la quatrième fois de rang.
  • Le latéral droit Steven Moreira, expulsé à la 41e minute, a laissé le TFC à dix.
  • Le Stadium avait comme toujours face à l'OM des airs de Vélodrome.

Entre Toulouse, avant-dernier de Ligue 1, et Marseille, dauphin de Paris à l’aube de la 14e journée avec une différence de buts négative (-1), on ne s’attendait pas forcément à une soirée de gala au Stadium. Il a fallu attendre en effet le dernier quart d’heure pour voir l’OM forcer le destin, et reprendre la deuxième place à Angers. Le TFC, au plus mal, signe une quatrième défaite de rang.

Une belle purge, puis le déclic

77e minute : on se dirige vers le 0-0 que semble mériter ce triste match lorsque Dimitri Payet se rappelle qu’il est l’homme en forme de l’OM. Le double buteur contre l'OL avant la trêve (2-1) se mue en subtil passeur pour le sixième but cette saison de Benedetto.

Déjà impliqué sur l’ouverture du score, le remplaçant Germain le sera aussi sur le second, trois minutes plus tard, en contrant un dégagement de Sylla. Egalement entré en jeu, Radonjic récupère le ballon, estourbit Rogel avec ses dribbles avant de tromper Reynet du gauche. Sa première réalisation en 27 matchs de L1. Tardif, mais suffisant.

Moreira, le coup de folie

Non, Steven Moreira n’est pas Thierry Pastor, barde moustachu des années 80. Mais dans les deux cas, c’est un « coup de folie » qui les a sortis de l’anonymat. Le Marseillais Bouna Sarr a failli laisser son genou sur le tacle inconsidéré du latéral droit toulousain, expulsé trois minutes après son geste (41e, magie du VAR).

Ce carton rouge a provoqué tour à tour une subite montée de tension chez Kombouaré (qui recevra même un jaune, 66e), le remplacement de l’attaquant Koulouris par le défenseur Amian juste avant la pause, et, paradoxalement, un semblant de léger mieux pour le TFC, jusqu’à cette immense occasion de Sangaré (tête à bout portant repoussée par Mandanda, 71e). Avant la chute finale…

Et l’ambiance ?

Comme toujours, ce TFC-OM s’est disputé à Marseille-sur-Garonne. Cette fois, il y avait officiellement 900 supporters de l’OM parmi les 23.002 spectateurs du Stadium recensés. Mais hors du parcage visiteurs, il fallait ajouter au décompte les « Phocéens » d’Auch, Fronton ou Montastruc-la-Conseillère, ces fans du Sud-Ouest qui rêvent en Bleu et Blanc.

Très bruyants même plus de deux heures avant le match, puis à l’arrivée des équipes, les supporters de la bande à Payet ont dominé les débats, malgré les très méritoires efforts des Indians Tolosa dans leur tribune Brice-Taton.