Bordeaux-Monaco : But, penalty, rouge… Le show Slimani se finit mal pour l’AS Monaco face aux Girondins (1-2)

FOOTBALL L’attaquant algérien est passé par toutes les émotions au Matmut Atlantique

Clément Carpentier

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Islam Slimani, l'attaquant de l'AS Monaco.
Islam Slimani, l'attaquant de l'AS Monaco. — NICOLAS TUCAT / AFP
  • L’AS Monaco s’incline à Bordeaux (2-1) lors de la 14e journée de Ligue 1.
  • Buteur dans un premier temps, Islam Slimani a concédé un penalty avant d’être exclu.
  • L’attaquant est d’ores et déjà suspendu pour le choc face à Paris.

Il était chaud bouillant. Peut-être même trop ! Et Islam Slimani a fini par se brûler les ailes au Matmut Atlantique ce dimanche après-midi. L’attaquant algérien a pratiquement tout vécu dans cette rencontre perdue par l’AS Monaco face à des Girondins pourtant extrêmement diminués (1-2). Buteur dans un premier temps, le meilleur passeur du championnat a ensuite coûté un penalty à son équipe. Pire, sur cette même action, il a été expulsé pour un second carton jaune. Bref, l’après-midi a tourné au cauchemar.

Il faut dire qu’Islam Slimani a un peu beaucoup cherché des noises à toute la terre entière lors de ce match. Et ça a commencé dès la première minute de jeu où il aurait pu bénéficier d’un penalty. Mais pas pour Mr Millot ni pour la VAR. Sifflé par le public bordelais sur chaque action, il ne pouvait pas rester sans rien dire. Trop fier. Trop orgueilleux le Fennec ! Alors évidemment, on vous laisse imaginer comment il a fêté son but…

Penalty et rouge, la double lame

Torse bombé, il a toisé le Virage Sud en marchant devant lui tel un empereur. Face à des supporters bordelais qui n’attendaient que ça, ça a fait un peu de bruit. Mais bon, c’est le jeu ma pauvre Lucette, comme dirait l’autre. Problème de taille, son 6e but de la saison ne l’a bien sûr pas calmé. Au contraire. Et c’est là que les choses se gâtent. Après plusieurs accrochages, il a tout d’abord pris un carton jaune pour contestation auprès de l’arbitre. Et puis vient cette fameuse 69e minute de jeu et ce coup franc à l’entrée de la surface pour les Girondins… qui vient terminer sa course sur le coude de l’Algérien (qui au passage se protège avant tout la tête). Mais bon, ça la VAR, elle s’en moque.

Buteur, Slimani a ensuite été expulsé.
Buteur, Slimani a ensuite été expulsé. - NICOLAS TUCAT / AFP

Résultat : penalty, deuxième jaune et donc rouge. Et puisqu’il fallait faire le spectacle jusqu’au bout, il aura également quelques mots avec le 4e arbitre. « Il faisait un bon match jusque-là… Après c’est un fait de jeu. Il met la main et l’arbitre siffle. Ça nous a rendu le match encore plus compliqué mais on ne lui en veut pas du tout. Il a toujours été comme ça », tempère son coéquipier, Benoît Badiashile. Sauf qu’au final, Nicolas De Préville a transformé la sentence et permis aux Girondins de s’imposer face à 10 joueurs de l’ASM bien inoffensif après ce fait de jeu.

Suspendu contre Paris

Toujours un peu chaud après le match et « un peu déçu » selon le défenseur monégasque, Islam Slimani est sorti la capuche sur la tête et sans dire un mot. Il fallait mieux de toute manière pour ne pas aggraver son cas notamment auprès de son entraîneur, Leonardo Jardim, un peu remonté contre son attaquant :

« Il a beaucoup parlé avec l’arbitre, les supporters… Ce n’est pas normal. J’attends plus de lui. Il n’y a pas que les buts. Il y a aussi le comportement sur le terrain. Ce n’est pas un bon jour pour lui. »

Comme l’a ajouté ensuite le Portugais, son joueur fut finalement à l’image de son équipe qui a fait selon lui « beaucoup d’erreurs et souvent manqué de concentration. » Sanction supplémentaire, l’Algérien sera automatiquement suspendu contre Paris dans une semaine. Il faudra aussi voir si l’arbitre n’a pas fait un rapport complémentaire dans les prochains jours. En attendant, Islam Slimani (six passes et huit passes décisives en Ligue 1) et les Monégasques continuent de végéter dans la deuxième partie du championnat et prendre des cartons rouges.