PSG-OM : Le Classico « ne compte pas trop » pour Villas-Boas… Marseille ira à Paris sans pression (et sans certitude)

FOOTBALL Pour André Villas-Boas, la victoire ce dimanche face à Strasbourg « n’était pas le meilleur match du monde. » L’entraîneur de l’OM est apparu quelque peu résigné à une semaine du Classico face au PSG

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

— 

André Villas-Boas ne se fait guère d'illusions avant PSG-OM.
André Villas-Boas ne se fait guère d'illusions avant PSG-OM. — Daniel Cole/AP/SIPA
  • Après quatre matchs sans victoire, l'OM a battu Strasbourg (2-0) au terme d'un match assez médiocre.
  • L'entraîneur olympien André Villas-Boas a conscience que son équipe est loin du niveau du PSG, prochain adversaire de l'OM en Ligue 1.

Attention, « Bouba » fait tomber un tabou. Dans le secret de son salon, face à sa console, le gamin des quartiers Sud de Marseille choisit parfois Cavani, Neymar ou Mbappé. Les Parisiens ? « On les connaît tous, on les prend tous à FIFA », a avoué Boubacar Kamara, buteur face à Strasbourg, ce dimanche ( 2-0). Il faudra se les coltiner « IRL » (in real life), dimanche prochain, dans un Classico que Marseille n’a plus remporté depuis le 27 novembre 2011. « Bouba » Kamara venait de fêter ses 12 ans.

André Villas-Boas, lui, commençait sa carrière d’entraîneur, sur le banc du FC Porto. Un pays où les « chocs » ont encore un sens, selon le coach portugais : « Les trois grands, Porto, Benfica et le Sporting, ont un peu le même budget. Ils n’ont pas 500 millions à dépenser en trois saisons [comme le PSG] », lance « AVB. » 595, en fait, André, on a fait les maths.

Le coach de l’OM était à la fois acide et fataliste, ce dimanche, quand il a abordé le Classico :

On va essayer de faire quelque chose, on rêve de gagner, mais c’est une équipe d’une autre ligue, dans mon opinion. Tu regardes le classement après six journées, selon moi, tu as la réalité. Paris est focus sur la Ligue des champions. »

Villas-Boas est lucide : son équipe n’a pas montré, cette saison, les armes qui semblent nécessaires pour battre le PSG. Face à Strasbourg, ce dimanche, l’OM a livré un match « pas très intense », selon les mots de l’entraîneur, qui n’a pas vu, depuis son banc, « le meilleur match du monde. »

On ira plus loin en évoquant carrément une purge, d’ailleurs, sauvée par un but d’entrée (Kamara) et deux poteaux (Caleta-Car et Radonjic), mais marquée par une multitude d’imprécisions techniques. L’OM a même trouvé le moyen de trembler (un peu) face à un Strasbourg qui n’a pas marqué un seul but à l’extérieur cette saison.

Les Parisiens « pas imprenables »

« C’est vrai qu’il y a des manques, souffle Valentin Rongier. Ça se répète : on concède des occasions… Et ce qu’on pourrait améliorer, c’est tuer les matchs plus rapidement. » Le néo-Phocéen va disputer son premier Classico dimanche prochain et l’aborde avec un peu de candeur : « Je ne pense pas qu’ils soient imprenables, ils ont perdu à Reims et contre Rennes. » Un vieux briscard de la zone mixte lui a alors rappelé que les Parisiens n’abordaient pas vraiment le Classico comme un match classique…

Maxime Lopez en a conscience. Le jeune milieu a fait très court au moment d’aborder ce PSG-OM. La victoire de ce dimanche donne-t-elle aux Marseillais quelques certitudes après les quatre matchs sans succès ? « Oui et non. Disons qu’on va aller là-bas en ayant gagné le match d’avant, c’est toujours mieux que de l’avoir perdu, c’est tout. » On parle toujours d’un Classico, là, ou d’un rendez-vous chez le dentiste dont on a hâte de se débarrasser ?