OM-Strasbourg : Après « septembre noir », octobre gris ? Un bien terne OM bat un faible Racing

FOOTBALL Le dernier match de la 10e journée de Ligue 1 n'en aura pas été le plus beau. L'OM bat Strasbourg (2-0) après une rencontre médiocre

Jean Saint-Marc

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L'OM de Caleta-Car a battu un très faible Strasbourg.
L'OM de Caleta-Car a battu un très faible Strasbourg. — B. Horvat / AFP
  • Après quatre matchs sans victoire, l’OM se relance et se rapproche du podium (4e à trois points de Nantes, 2e).
  • Strasbourg a été mené très rapidement au score et n’avait absolument pas les armes pour revenir.

Il fallait un peu de courage et beaucoup de passion pour sortir de son canapé, ce dimanche, dans Marseille balayée par le vent et la pluie. Les 50.203 valeureux qui se sont massés au Vélodrome n’ont pas vraiment été récompensés : cet OM-Strasbourg fut bien terne. Mais la victoire (2-0) réchauffe un peu les cœurs marseillais, après une série de quatre matchs sans succès – un « septembre noir », selon les mots de Villas-Boas. L’OM revit et remonte au classement (4e, à trois points du deuxième). Pour Strasbourg, désormais dernier, « winter is coming. »

Pour Kamara, la clameur

Il avait marqué son premier but en pro dans un Vélodrome à huis clos : Kamara a donc savouré l’explosion du stade, ce dimanche. Le défenseur a marqué un but plutôt chanceux : Benedetto a envoyé son coup franc dans le mur, Strootman a opportunément récupéré le ballon pour servir Kamara, dont la frappe a été déviée par Ajorque. Le minot (19 ans) ne pouvait espérer meilleur retour après trois matchs de suspension.

Les Olympiens pas assez tueurs

L’OM a attendu la 95e minute pour tuer le match, sur un penalty de Strootman. Avant cela, Marseille avait touché du bois, comme le XV de France. Lancé par une talonnade soyeuse de Radonjic, Caleta-Car a envoyé une violente frappe sur le poteau gauche de Sels (20e). Radonjic a moins d’excuses que son collègue de la défense centrale : l’ailier a touché la barre transversale des six mètres (55e). Il avait déjà vendangé une occasion à la 23e, en frappant au-dessus. Sarr a lui gaspillé une contre-attaque offerte dans une défense strasbourgeoise en pleines « portes ouvertes » (45e), et Benedetto a manqué de tranchant (11e, 39e, 54e, 60e).

Pour Strasbourg, trop d’erreurs

Devoir faire le jeu pour revenir au score : ce n’était pas le plan, forcément. L’OM a laissé le ballon au Racing, entreprenant mais imprécis. Mandanda a sorti quelques arrêts, mais citons surtout, dans le désordre, les nombreux coups de pied arrêtés ratés, cette action lunaire où Ajorque a marché sur le ballon (33e) ou ce loupé de Thomasson, qui, bien placé, a laissé filer un centre de Fofana qu’Ajorque était incapable de reprendre (51e). Les Alsaciens auraient pu jouer des jours sans marquer le moindre but. Mais 90 minutes d’un tel spectacle, c’était bien assez.