TFC : Solidité, sourires et « tampons »… On vous raconte les débuts d’Antoine Kombouaré à Toulouse
FOOTBALL•Au lendemain de sa signature, Antoine Kombouaré a fait ses premiers pas d’entraîneur du TFC ce mardi. RécitNicolas Stival
L'essentiel
- Entouré de son staff, dont trois nouveaux adjoints, Antoine Kombouaré a dirigé ce mardi sa première séance à la tête du TFC.
- Le nouvel entraîneur du 18e de Ligue 1 a ensuite développé son credo, basé sur la solidité défensive.
De l’observation, beaucoup. Des réunions en cercle autour de lui, parfois. Des interventions directes, comme pour corriger la position du jeune milieu Mahamadou Tounkara, plus rarement. Ce mardi matin sur l’île du Ramier, Antoine Kombouaré a animé sa première séance en tant qu’entraîneur du TFC, devant une trentaine de personnes.
Pendant près d’une heure et demie, jusqu’à midi, le successeur d’Alain Casanova a pris le pouls de son nouveau groupe, encore amputé de plusieurs internationaux (Amian, Makengo, Sylla, Koulouris). Avant de se prêter au jeu des photos avec quelques supporters toulousains, qui lui ont souhaité la bienvenue.
Le début d’une nouvelle aventure dans un huitième club pour le technicien de 55 ans, qui s’est engagé lundi après-midi jusqu’en juin 2021 avec le 18e de L1, sevré de succès depuis cinq matchs. Déjà la fin pour Simon Colinet. Le préparateur physique arrivé au mois d’août a quitté le centre technique à vélo, peu après 11h.
« Je voulais l’intégrer dans le staff, mais il a décidé d’arrêter pour des raisons personnelles », précise Kombouaré, venu avec ses fidèles Yves Bertucci (entraîneur adjoint) et Michel Dufour (préparateur physique) ainsi qu’avec Rudy Riou (entraîneur des gardiens), qui rejoignent Issou Dao (adjoint), Toru Ota (préparation physique) et Aurélien Dubéarn (vidéo), rescapés de l’ère Casanova.
Alain Casanova est « un grand copain »
« Alain est un grand copain », a précisé un peu plus tard dans la salle de presse du Stadium le Néo-Calédonien, qui doit appeler son prédécesseur très prochainement. Passé l’aspect sentimental, l’homme qui a entraîné Guingamp puis Dijon la saison dernière, plutôt détendu, a fait dans le prosaïque. Fidèle à sa réputation…
« Pour gagner des matchs, il faut être solide, a-t-il ainsi indiqué, seul à la tribune devant une bonne dizaine de journalistes (un bon score à Toulouse). Aujourd’hui, nous sommes la 18e défense [de L1], nous avons pris 15 buts, on ne peut pas avoir autant de résultats avec une équipe qui encaisse autant de buts. »
Autrement dit, un peu plus tard au cours de la conférence de presse : « Dans tous les championnats du monde, les meilleures attaques ont les meilleures défenses. Pour pouvoir attaquer, il faut être solides. Plus vous êtes solides, plus vous pouvez récupérer le ballon haut. »
Retrouvailles avec Wesley Saïd
Bref, la « solidité » est souvent revenue dans le propos. Et cela peut aller pour Kombouaré jusqu’à « mettre des tampons », pour « se faire respecter tout simplement ». Depuis jeudi et le départ précipité de Casanova, l’ancien défenseur central a potassé son effectif, où il retrouve l'attaquant Wesley Saïd, qu’il entraînait encore au printemps au DFCO. Il s’est remis dans le bain, alors que depuis son départ de Bourgogne, ce passionné de golf avoue avoir eu « besoin de souffler » et « suivi la Ligue 1 de loin », via les résumés de Jour de Foot. « Je ne suis parti qu’il y a quatre mois, ce n’est pas long, ça n’a pas beaucoup bougé », glisse-t-il en riant.
Les joueurs, eux, ne devraient pas trop rigoler d’ici samedi, et le match au Stadium contre Lille, premier d’une série compliquée (Rennes, Lyon, Montpellier, Marseille…).
Le mystère du capitanat
Le vainqueur de la Coupe de France 2010 dit déjà avoir « à peu près » son onze de départ face au Losc en tête. Et le brassard au fait ? Toujours pour Max-Alain Gradel ? « Je ne sais pas », réplique le nouveau boss, mystérieux.
La conférence terminée, celui-ci est allé poser pour les photographes sur la jolie pelouse du Stadium, sous un soleil fragile. Pas vraiment du goût d’Antoine Kombouaré, donc.


















