FC Nantes : « Je trouve une sérénité ici qui m’étonne », lâche Christian Gourcuff

FOOTBALL On n'a jamais vu l'entraîneur sourire autant en conférence de presse ce mercredi midi

David Phelippeau

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Christian Gourcuff.
Christian Gourcuff. — LOIC VENANCE / AFP

Comme quoi tout arrive au FC Nantes. Il y a un an jour pour jour, Miguel Cardoso était sur un siège éjectable. En 2017, à la même époque, Claudio Ranieri avait déjà fait part de son agacement sur le déroulé du mercato estival. L’Italien avait singé sans le savoir René Girard, lui aussi lassé du mercato d’été 2016…

Septembre 2019, après cinq journées, les Canaris trônent à une fragile 3e place. Depuis l’arrivée de Christian Gourcuff juste avant le début du championnat début août, aucune polémique et aucune déclaration n’ont pollué la vie des Canaris. « En interne et en externe, les résultats créent une décontraction qui est très appréciable, avoue Christian Gourcuff. C’est un luxe de faire du foot actuellement dans un contexte comme ça. Pourvu que ça dure et il faut tout faire pour que ça dure. »

«Deux défaites, et le contexte sera peut-être différent», avoue le coach du FCN

Vous ne rêvez pas, c’est bien l’entraîneur du FCN qui évoque l’ambiance au sein d’un club, champion de France de l’instabilité depuis une grosse décennie. « Moi, je trouve une sérénité ici qui m’étonne, ajoute l’ancien technicien lorientais. Dans les rapports entre les gens notamment. Vous me connaissez un peu, dans les conférences de presse, je suis plus détendu que je pouvais l’être il y a un certain temps. Quand en interne, on est bien et qu’il n’y a pas de problèmes, c’est très appréciable. »

L’absence de solutions offensives en cas de blessure de Kalifa Coulibaly? L’assistance vidéo? Le système à cinq défenseurs? Le début de saison du RC Strasbourg, futur adversaire des Canaris vendredi soir à la Meinau? Le Breton prend le temps de répondre aux différentes questions, souvent avec le sourire

L’homme, qui se promenait encore avec ses chiens au cœur de sa retraite bretonne la veille de sa signature à Nantes, se dit « apaisé ». « Les conditions de ma venue et mes expériences précédentes» participent à sa tranquillité. « Mais, je suis lucide. Deux défaites, et le contexte sera peut-être différent. »