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Ligue 1 : Envahissement de terrain, supporteurs cagoulés… A Nantes et Nice, une fin de saison dans le chaos
fous ta cagoule•Lors de la dernière journée de Ligue 1, des supporteurs ont fait irruption sur le terrain à Nantes et Nice pour marquer leur mécontentementA.H.
Tout avait pourtant bien commencé. Déjà assuré d’une descente en Ligue 2 avant le dernier match de la saison face à Toulouse, le FC Nantes avait organisé un hommage à Vahid Halilhodzic. A 74 ans, l’entraîneur des Canaris, qui n’a pas réussi à maintenir son club dans l’élite, allait vivre son dernier match sur un banc et joueurs et salariés du FCN lui avaient réservé une haie d’honneur avant l’échauffement.
L’image du technicien, le sourire aux lèvres, ému, contrastait avec celle prise à la 22e minute de jeu, lorsque des dizaines de supporteurs nantais encagoulés, après avoir lancé des fumigènes, se sont précipités sur le terrain, pour montrer leur colère aux dirigeants nantais, même si le président Waldemar Kita et son fils, n’étaient pas présents à la Beaujoire.
L’arbitre Stéphanie Frappart a renvoyé immédiatement les joueurs aux vestiaires. « Il a été décidé d’interrompre définitivement la rencontre sur décision du préfet pour des raisons de sécurité », a déclaré l’arbitre internationale lors d’une conférence de presse succincte, près de quarante minutes après l’interruption du match. Au moment de l’interruption, Halilhodzic, est resté sur le bord de la pelouse en invectivant les supporters qui se rapprochaient de lui, tout juste retenu par des membres de la sécurité.
« On ne peut tolérer de tels incidents »
« Les scènes de violence survenues il y a quelques minutes lors du match sont inacceptables et n’ont absolument rien à faire dans le sport ni dans notre République, a commenté la ministre des Sports, Marina Ferrari. Je condamne avec la plus grande fermeté ces agissements et apporte mon soutien aux joueurs ainsi qu’aux supporters venus vivre ce moment dans le calme. L’interruption définitive de cette rencontre, décidée par le préfet, s’imposait. On ne peut tolérer de tels incidents. »
A Nice, les supporteurs du Gym ont attendu la fin de la rencontre pour se lancer sur le terrain, fumigènes à la main, en colère après le match nul de leur équipe face à la lanterne rouge Metz (0-0), qui les condamne à disputer les barrages face à Saint-Etienne pour espérer se maintenir dans l’élite du football français. Le préfet des Alpes-Maritimes a condamné « fermement les débordements et dégradations commis par des supporters ultras ».
La Coupe de France aux oubliettes pour Nice ?
Jean-Pierre Rivère, le président niçois, a également « regretté les incidents » après « l’énorme déception » née de l’incapacité de son équipe de s’éviter les barrages. « Tout le monde a mal vécu cette saison, a-t-il dit. On peut avoir beaucoup d’aigreur, beaucoup de colère. Mais elle n’est pas finie. Il nous reste deux matchs, certes très compliqués, mais ils sont là. Tant que ce n’est pas fini, il faut y aller. »
Le match aller à l’Allianz Arena pourrait se jouer à huis clos après ces débordements. Mais avant ces deux rencontres, l’OGC Nice disputera vendredi la finale de la Coupe de France face à Lens. Et le Gym ne semble pas du tout y penser. « La priorité n’est plus là, a reconnu Jean-Pierre Rivère. La seule ambition qu’on peut avoir, c’est de s’en sortir et de rester en Ligue 1. »



















