Nike: L'équipementier américain retire de la vente une basket rappelant l'époque de l'esclavage

SPORTSWEAR Le footballeur américain Colin Kaepernick est la figure de proue de la protestation contre cette sneaker arborant une ancienne version du drapeau des Etats-Unis

M.D. avec AFP

— 

Illustration du logo de l'équipementier sportif américain Nike, le 15 juin 2017 à New York, Etats-Unis
Illustration du logo de l'équipementier sportif américain Nike, le 15 juin 2017 à New York, Etats-Unis — DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L’équipementier sportif américain Nike a retiré du marché un modèle de chaussures arborant une ancienne version du drapeau des Etats-Unis après des protestations, notamment de la part du joueur de football américain Colin Kaepernick, soulignant qu’elle était associée à l’époque de l’esclavage.

En prévision de la fête nationale du 4-Juillet, Nike avait présenté une nouvelle version de son classique du streetwear, la Air Max 1. Ce nouveau modèle, la Air Max 1 « USA », était frappé sur le talon du drapeau américain de l’époque de la Révolution, avec un cercle de 13 étoiles blanches.

« Nike a pris la décision de ne pas mettre en vente l’Air Max 1 Quick Strike Fourth of July à cause d’inquiétudes selon lesquelles cela pourrait involontairement offenser et détourner l’attention » des célébrations du 4-Juillet, a déclaré l’équipementier dans un communiqué.

Nike face aux conservateurs américains

Pour rappel, Colin Kaepernick, ancien joueur de la Ligue nationale de football américain (NFL), était devenu en 2016 la figure de proue d’un mouvement de protestation contre les violences policières visant les Noirs, en posant un genou à terre pendant l’hymne américain joué avant les rencontres. Le président américain Donald Trump était parti en guerre à l’automne 2017 contre Kaepernick et son mouvement qui gagnait d’autres sports.

Nike avait fait sensation et suscité la controverse en 2018 en faisant du joueur la tête d'affiche d'une campagne de publicité qui a reçu un énorme écho. Cette prise de position de la marque à la virgule lui avait attiré les foudres des conservateurs américains, qui accusent Kaepernick de ne pas être patriote et ont encore exprimé mardi leur colère.