Coupe du monde féminine: Les «Three Lionesses» peuvent-elles sauver le foot anglais?

FOOTBALL L’équipe masculine n’a pas remporté la coupe du monde depuis 1966

Mathilde Frénois

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Des supporters anglaises pendant le match Angleterre-Japon, au stade de Nice.
Des supporters anglaises pendant le match Angleterre-Japon, au stade de Nice. — Claude Paris/AP/SIPA

« It’s coming home, it’s coming home, it’s coming home. » C’est une petite ritournelle qui tourne dans la tête de tout bon supporter anglais. Dit sérieusement, sur un ton débonnaire ou pour sa dimension humoristique, cette phrase dit tout de l’état du football anglais. Ses joueurs n’arrivent pas à ramener la coupe à la maison. Les garçons de l’équipe nationale d’Angleterre n’ont pas gagné un Mondial depuis 1966. Et les filles n’ont jamais passé la médaille dorée autour du cou. Et si cette coupe du monde féminine 2019 était taillée pour les Anglaises ? Et si les filles sauvaient le football anglais ?

C’est déjà bien parti. Les « Three Lionesses » sont en tête du groupe D, remportant leurs trois premiers matchs. Ce mercredi soir encore, elles ont dominé les Japonaises 2-0 grâce au doublé d’Ellen White. Elles se sont ainsi qualifiées pour les huitièmes de finale.

« On garde notre identité »

« Aujourd’hui, on a un effectif étoffé. Tout le monde peut jouer à tout moment. C’est bien que tout le monde soit impliqué, dit en zone mixte Demi Stokes, défenseure. Quand on joue au foot. On veut toujours être au top. Si on est venues, c’est pour gagner. Le but c’est toujours de s’améliorer. »

En 2015, ce sont ces mêmes Japonaises qu’elles affrontaient ce mercredi qui les ont éliminées 2-1 en demi-finale. S’imposer sur la pelouse des poules leur permet d’inverser la vapeur : « Si l’effectif a changé côté japonais, le système reste le même : un 4-4-2 avec beaucoup de mouvement du ballon, décode Lucy Bronze, défenseure. De notre côté, on essaie davantage de faire circuler la balle mais on garde notre identité avec une ligne défensive dure à l’anglaise. » Une identité qui pourrait permettre à l’Angleterre de broder sa première étoile.