Angers: Le SCO devra s'expliquer sur les fumigènes lancés par les fans du FC Nantes

FOOTBALL Angers-Amiens avait dû être interrompue samedi car des supporters nantais avaient projeté des fusées éclairantes sur la pelouse du stade Raymond-Kopa

David Phelippeau

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Des engins pyrotechniques sur la pelouse angevine.
Des engins pyrotechniques sur la pelouse angevine. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP
  • Samedi soir, le match Angers-Amiens a été interrompu par des supporters du FCN qui ont jeté des engins pyrotechniques sur la pelouse angevine.
  • Les supporters nantais avaient été interdits de déplacement à Reims par un arrêté du ministère de l’Intérieur.
  • La Ligue professionnelle de foot va devoir a convoqué le club d’Angers pour qu’il s’explique sur ces jets de fumigènes et cette interruption de match.

Angers SCO va devoir s’expliquer le 27 mars devant la Commission de discipline de la LFP pour l'interruption de la rencontre SCO-Amiens​ causée par des supporters nantais, selon L'Equipe de ce mardi. Samedi, une cinquantaine de membres se revendiquant de la Brigade Loire s’étaient invités dans le Maine-et-Loire pour fêter les 20 ans du groupe de supporters nantais. Des banderoles avaient été déployées et des engins pyrotechniques lancés sur la pelouse en plein match.

Pourquoi cette délégation de fans nantais avait-elle décidé de venir souffler les bougies au stade Raymond-Kopa ? Tout simplement car le groupe ultra avait prévu à la base de le faire à Reims le dimanche, mais les 426 supporters nantais avaient appris le vendredi qu’ils étaient interdits de déplacement en raison d’un arrêté ministériel. Une décision du ministère de l’Intérieur surprenant les différentes parties (Reims, FCN, préfecture, autorités locales et supporters) qui travaillaient sur ce déplacement depuis pas loin de trois semaines.

Le FCN avait d’ailleurs regretté cet arrêté dans un communiqué : « Il est essentiel, pour le FC Nantes, que ses supporters puissent défendre leurs couleurs et supporter leur équipe, à domicile comme à l’extérieur. »

Mais qui va payer ?

En attendant, en réaction à cette interdiction de déplacement, une cinquantaine de fans de la BL avait donc décidé de manifester leur mécontentement à Angers le samedi soir. « Qui paiera l’amende ? », avait déployé certains supporters. Cette banderole était prémonitoire. C’est tout l’enjeu du débat autour des événements survenus samedi. Qui va régler la note après le jet de fumigènes des fans nantais dans l’enceinte angevine ? Ça semble être un cas unique.

La LFP a donc décidé qu’Angers devra s’expliquer le 27 mars, la responsabilité de la sécurité et de la bonne organisation incombant au club qui reçoit.

Une enquête est par ailleurs ouverte par la police angevine pour identifier les fauteurs de trouble, selon Ouest-France. L’enquête pourrait ensuite être transférée à Nantes. La Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH) s’est également saisie d’un dossier dont on n’a pas fini d’entendre parler.