VIDEO. Vitré-FC Nantes: «C'était hors-norme», l'AS Vitré est éliminé de la Coupe mais a kiffé

FOOTBALL Les Bretons, pensionnaires de N2, ont été sortis (2-0) en quart de finale de la Coupe de France par Nantes ce mercredi soir à Laval

David Phelippeau

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Haie d'honneur des Nantais pour les Vitréens à la fin du match.
Haie d'honneur des Nantais pour les Vitréens à la fin du match. — Sebastien SALOM-GOMIS / AFP
  • L’AS Vitré (N2) a été sorti (0-2) par Nantes en quart de finale de la Coupe de France, ce mercredi soir, à Laval.
  • C’est la fin d’une aventure exceptionnelle pour les Bretons, qui jouent encore le maintien en N2.

C’est la fin d’une belle aventure. Un parcours qui avait débuté il y a plusieurs mois dans des petits stades de l’Ille-et-Vilaine et qui s’est fini, mercredi soir, au stade Francis Le Basser de Laval devant quelque 11.000 spectateurs. Face à Nantes, Vitré (N2) n’a jamais vraiment rêvé du dernier carré (défaite 0-2).

« Il n’y a pas de secret, entre une L1 et une Nationale 2, il faut des circonstances exceptionnelles pour passer, estime l’entraîneur breton Michel Sorin. Nantes a pris le match au sérieux. » Très au sérieux même puisqu’à la pause, Vitré ne se faisait plus guère d’illusions (0-2). « On les a regardés jouer en première période, regrette d’ailleurs le défenseur Maxime Leborgne. On a joué avec le frein à main. On était un peu stressés. Il y avait beaucoup de déchets dans notre jeu… » Contre une Ligue 1, ça ne pardonne pas.

Un premier tour à l’Hermitage complètement dingue

Puis, Vitré a relevé la tête et a su justifier son étiquette d’équipe surprise, insaisissable de cette Coupe de France 2018-2019. Michel Sorin a alors « reconnu son équipe », plus conquérante, moins timorée, plus entreprenante. « Mais, il ne fallait pas rêver non plus… », poursuit le coach. Le fossé était trop grand. Un peu comme le parcours des Bretons finalement. « Je n’oublierai jamais le premier tour à l’Hermitage [formation de R3], on finit à 8 [deux expulsés et un blessé] sur un terrain cata, rit encore le défenseur Vincent Guilbault. L’épopée a débuté là-bas. On a gagné aux tirs au but. Si on nous avait dit ce jour-là qu’on finirait en quart de finale, on ne l’aurait pas cru… »

Vitré a passé les tours sans bruit. Dans la douleur souvent. Jusqu’à ce 16e de finale remporté (3-0) devant une foule en délire contre Le Havre (L2). « Il y a un phénomène qui s’est passé que je n’avais jamais vu en huit ans que je suis au club », confesse même Michel Sorin. Vitré s’est fait une place désormais dans l’histoire de la Coupe de France, du football français même. « On vit des choses exceptionnelles dans le foot, ce sont des moments forts qu’on ne connaît pas toujours dans la vie courante sincèrement, lance l’entraîneur breton, qui va devoir s’atteler dans les dix matchs de N2 à venir à maintenir le club (14e). C’était hors norme, on signe pour vivre ça tous les ans… »