OM: Balotelli-Germain, Lopez-Sanson... On analyse le renouveau de Marseille en trois «bromances»

FOOTBALL L'OM de Rudi Garcia n'a pas perdu une seule de ses trois dernières rencontres. Marseille est notamment porté par trois duos : Balotelli-Germain, Caleta-Car-Kamara et Lopez-Sanson. Notre analyse par les statistiques

Jean Saint-Marc

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Mario Balotelli a été très rapidement intégré dans le vestiaire de l'OM.
Mario Balotelli a été très rapidement intégré dans le vestiaire de l'OM. — C. Simon / AFP
  • Le duo Caleta-Car–Kamara offre une vraie assise défensive à l'OM. Le binôme Lopez–Sanson apporte un peu de folie au milieu. Et Germain met Balotelli dans des conditions idéales.
  • Bref, si l'OM va mieux, depuis trois matchs, c'est grâce à trois duos qui s'entendent très bien. 

Le renouveau par les duos. On aurait pu vous livrer un article tactico-chiant sur le 4-4-2 à l’origine d’une série de trois victoires de l’OM. On préfère vous conter trois « bromances », trois amitiés viriles et footballistiques, qui expliquent ce retour en forme de Marseille. Les Olympiens sont quatrièmes de Ligue 1 avant de défier Rennes, ce dimanche (17h).

Kamara – Caleta-Car : ils se comprennent d’un regard

Après sa cataclysmique première à Nîmes (défaite 3-1), peu d’observateurs auraient parié sur Duje Caleta-Car. Le vice champion du monde est pourtant très complémentaire de l'excellent Boubacar Kamara, pépite du centre de formation. Les deux jeunes hommes (19 ans pour Kamara, 22 pour Caleta-Car) s’entendent à merveille. Au premier, les jolies sorties de balle et les relances impeccables. Au second, la couverture des espaces et l’hypervigilance défensive – malgré, encore, quelques approximations.

 
L’effet Kamara
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« C’est vrai que c’est rare que les coachs fassent confiance à des jeunes en défense centrale, reconnaît « Bouba » Kamara… Mais pas Rudi Garcia ! La confiance s’installe : avant, on prenait beaucoup de buts... Et là, tous les deux, on n'en a pris qu'un seul pour trois victoires ! » Interrogé sur ses prises de risque, il se marre : « Je ne me pose pas trop de questions, je tente et ça me sourit. » Il confie, toutefois, que son voisin de la défense centrale n'a pas la bosse des langues : « Il ne parle ni anglais, ni français ! On se débrouille avec les mots du foot : à gauche, à droite, ça vient. »

Lopez – Sanson : non-dits et évidences

Quatre hommes pour deux postes. C’est la guerre dans la Terre du Milieu. Et les concurrents sont des poids lourds : Kevin Strootman et Luiz Gustavo. Mais les jeunes Morgan Sanson et Maxime Lopez tirent leur épingle du jeu. Depuis trois matchs, le jeune Marseillais évolue à un niveau stratosphérique. Il suffit d’un coup d’œil à ses statistiques pour s’en convaincre.

 

 
Lopez, la terre du milieu
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Sa relation technique avec Morgan Sanson est idéale. Et si Gustavo devrait retrouver sa place face à Rennes, ce sera sans doute aux côtés du jeune Lopez. Il aime beaucoup, cependant, évoluer avec Sanson. C’est l’ancien Montpelliérain qui nous l’a expliqué : « On a montré contre Amiens qu’on se trouvait bien, qu’on avait un bon équilibre. On est deux joueurs assez proches : on aime jouer au foot ! On va de l’avant… »

Balotelli – Germain : le partage des tâches

Un attaquant a besoin de munitions. Particulièrement Mario Balotelli : lors des deux dernières saisons, il lui fallait tirer 5,9 fois au but pour marquer (contre 2,7 tirs pour un but pour Cavani, 3,6 pour Mbappé et 3,7 pour Neymar cette année). Ça tombe bien : Valère Germain sait donner ouvrir des espaces et offrir des opportunités à un second attaquant. Il l’a prouvé à Nice avec Ben Arfa et, surtout, à Monaco avec Falcao.

La «heat map» plutôt très offensive de Mario Balotelli, face à Amiens.
La «heat map» plutôt très offensive de Mario Balotelli, face à Amiens. - WhoScored
Valère Germain évoluait lui un grand plus bas, et plus sur les côtés.
Valère Germain évoluait lui un grand plus bas, et plus sur les côtés. - WhoScored

« J’essaye de libérer Mario des tâches défensives en redescendant ! Ça ne me dérange pas de le faire, de travailler pour l’équipe. J’aimerais être décisif mais l’important, c’est juste qu’on gagne à la fin », souligne Valère Germain. Face à Amiens, il a encore loupé l’immanquable, après un service de Lopez. Mais s’il délègue la mission de marquer à SuperMario... Tout va bien.