PSG: Le jour où Leandro Paredes a été accusé d'expulsion volontaire pour assister au Superclasico

FOOTBALL La nouvelle recrue du PSG a été au cœur d’une polémique en novembre dernier en Russie…

N.C., B.V.

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Leandro Paredes a été expulsé lors d'un match entre le Zénith Saint-Pétersbourg et Grozny, le 4 novembre 2018.
Leandro Paredes a été expulsé lors d'un match entre le Zénith Saint-Pétersbourg et Grozny, le 4 novembre 2018. — ANATOLIY MEDVED/SIPA

On vous aurait bien servi une analyse pointue de la manière dont Leandro Paredes casse les lignes avec des passes orientées à 43 % du côté de son pied fort, mais il faut parfois être honnête. Pas grand monde au service des sports de 20 Minutes n’a vu jouer la nouvelle recrue du PSG. En attendant d’apprécier de visu la qualité du milieu de terrain argentin, on vous a tout de même dégoté une anecdote marquante de son passage au Zénith Saint-Pétersbourg : l’histoire du carton rouge suspect.

Le contexte, tout d’abord. Nous sommes le 4 novembre, le Zénith affronte l’Akhmat Grozny en championnat. A 8 minutes de la fin du match, Paredes envoie un tacle violent sur un adversaire, qui lui vaut un deuxième carton jaune, après celui récolté 15 minutes plus tôt. Il est donc suspendu pour le week-end suivant. Pas trop grave, l’Argentin va trouver de quoi l’occuper. Il se rend en effet à la Bombonera, pour assister à la finale aller de la Copa Libertadores entre son ancien club de Boca Juniors et River Plate, le 11.

La théorie du complot ne tarde pas à affleurer, sans que l’on sache qui des fans du Zénith, des médias russes ou de leurs confrères argentins aient été les premiers à dégainer : Paredes l’a fait exprès, c’est certain. Le fait qu’en son absence, le club ait perdu contre le grand rival du CSKA Moscou n’a pas arrangé ses affaires.

La question de l’intentionnalité est évidemment subjective. Le joueur s’en est toujours défendu. « C’est un mensonge, je ne ferais jamais une chose pareille, a-t-il dit à Fox Sports Argentina. Quand j’ai entendu cette histoire, j’ai tout de suite appelé le directeur sportif du Zénith et il m’a dit qu’ils me croyaient. » Il avait même prévenu ses dirigeants bien avant ce match qu’il voulait se rendre à Buenos Aires pour ne pas rater ce Superclasico, ajoute-t-il. « Comme on jouait le jeudi en Europa Ligue en France [à Bordeaux], ils m’ont proposé de ne pas rentrer en Russie et de partir directement de là-bas le vendredi. »

« Il est fainéant et capricieux »

Paredes, qui a également reçu le soutien de son coach, n’a convaincu son monde qu’à moitié. « Je ne sais pas s’il l’a fait exprès, mais je pense qu’il a pu le faire, nous raconte Alexei, supporter du club de Saint-Pétersbourg. Il a beaucoup de talent mais n’est pas très professionnel, bien au contraire. Il est fainéant et capricieux. » Sans être une affaire d’État, loin de là, cette histoire reflète la personnalité de l’Argentin, selon lui. « Il se prenait pour une star dans notre championnat mais il n’en était pas une. C’était clair pour tout le monde qu’il ne voulait pas vraiment être là. Je ne le regretterai pas. »

Un portrait peu glorieux et un brin amer, que ne vient pas sauver le match du 9 décembre. On a vérifié, ce jour-là Leandro Paredes n’était pas à Santiago Bernabeu pour le match retour. Titulaire avec le Zénith, il avait marqué le seul but de son équipe face au Rubin Kazan.