Les grands moments des JO en vidéo
JO2008•Exploits inoubliables, performances hors-normes ou images insolites, ces instants ont marqué l'histoire des Jeux olympiques...Alexandre Pedro
20minutes.fr s’est arrêté sur dix épisodes mémorables des Jeux. La sélection est forcement subjective et fait quelques malheureux comme Mark Spitz et ses sept médailles d’or en 1972, Carl Lewis s’arrachant pour décrocher un dernier titre à la longueur à Atlanta ou encore Colette Besson, inoubliable dans une dernière ligne de folie lors du 400m de Mexico.
Sydney 2000
David Douillet enlève son second titre olympique
Après Atlanta en 1996, David Douillet récidive en conservant son titre olympique contre le Japonais Shinohara chez les plus de 100 kg. Le judoka revient pourtant de loin après son grave accident de moto en 1996. Aux commentaires, son pote Thierry Rey, est submergé par l’émotion. Ce jour-la, Douillet est «un monstre».
Après Atlanta en 1996, David Douillet récidive en conservant son titre olympique contre le Japonais Shinohara chez les plus de 100 kg. Le judoka revient pourtant de loin après son grave accident de moto en 1996. Aux commentaires, son pote Thierry Rey, est submergé par l’émotion. Ce jour-la, Douillet est «un monstre».
VDH torpille Thorpe chez lui
A même pas 18 ans, l’Australien Ian Thorpe vise quatre titres olympiques, chez lui à Sydney. Mais un Néerlandais au nom à rallonge en a décidé autrement. Lors du 200m nage libre, Pieter van den Hoogenband s’accroche à l’écume de la «Torpille» avant de le surclasser dans la dernière longueur, avec un record du monde égalé à la clé. Thorpe devra lui se contenter de trois médailles d’or.
… Et Eric Moussanbani bat le record de Guinée-Equatoriale du 100m nage libre
Il n’a pas de combinaison dernière génération, son battement de jambes laisse à désirer, mais personne n’a oublié le 100m d’Eric Moussambani, de Guinée-Equatoriale. Seul dans la piscine olympique, Moussambani remet au goût du jour le dicton de Coubertin: «L’important, c’est de participer» et surtout de ne pas se noyer. Huit mois après avoir appris à nager, Moussambani bat le record de son pays en 1’’52mn et devient l’une des stars de ces Jeux.
Après sa victoire sur 400m, Marie-José Pérec décide de s’aligner sur 200m. Bonne idée, la Guadeloupéenne s’impose grâce à une fin de course de folie. Elle coiffe sur la ligne Marlène Ottey, une fois encore deuxième. La Jamaïcaine ne sera jamais championne olympique.
Les 19’’32 de Michael Johnson sur 200m
A Atlanta la «Loco de Waco» tourne à plein régime. Déjà vainqueur du 400m, Michael Johnson explose le record du monde du 200m en 19’’32. En regardant le chronomètre de l’Américain après la course, Ato Boldon (3e de la finale) n’en revient pas: «19 s 32, ce n'est pas un temps. Cela ressemble à la date de naissance de mon père.»
Barcelone 1992
Le courage de Derek Redmond
Alors qu’il est en tête de sa demi-finale du 400m, l’Anglais Derek Redmond est foudroyé par une blessure au tendon. Les Jeux sont finis pour lui, mais Redmond met un point d’honneur à boucler son tour de piste, même à cloche pied. Quand la douleur devient trop intense, c’est son père descendu des tribunes qui l’aide à passer la ligne. Redmond est applaudi de longues minutes par une foule émue par son courage.
Montréal 1976
La perfection selon Nadia Comaneci
Pour le public, Nadia Comaneci aura toujours 14 ans, l’âge auquel la Roumaine touche à la perfection. A Montréal, la gymnaste couvée par son intransigeant entraîneur, Bela Karolyi, marque à jamais l’histoire de son sport. Aux barres asymétriques, elle devient la première gymnaste à obtenir la note maximale. Cette performance est si inattendue que les scores des juges sont notés 1.0 au lieu de 10.0. Les tableaux n'étaient pas programmés pour inscrire 10.0. A sept autres reprises, elle rééditera cet exploit lors de ces Jeux.
Mexico 1968
Dick Fosbury révolutionne la hauteur
Rares sont les sportifs à avoir à ce point révolutionnés leur discipline. A Mexico, Dick Fosburry, un universitaire américain de 21 ans, surprend son monde par son saut en roulant dorsal, quand ses adversaires cherchent à effacer les barres en effectuant un «ciseau». Avec ses 2m24, Fosbury enlève le titre olympique. Le «fosbury-flop» est né et va très vite devenir la norme pour tous les sauteurs en hauteur.
Le grand bon en avant de Bob Beamon
Le temps est à l’orage sur Mexico, quand Bob Beamon s’apprête à commencer sa finale de la longueur. D’un bon, Beamon signe le record du monde le plus extravagant de l’histoire de l’athlétisme. L’Américain a jailli si loin, qu’il faut sortir un décamètre de secours pour mesurer son saut. Avec 8m90, Beamon donne un coup de vieux de 55 cm au précédent record du monde. Son record va tenir jusqu’en 1991 et les 8m95 de Mike Powell à Tokyo.
En 1952 à Helsinki, Jean Boiteux, 19 ans, donne à la France son premier titre olympique en natation. Vainqueur du 400m, Jean a la surprise d’être rejoint dans le bassin par son père. Ce dernier se jette habillé (béret compris) pour enlacer son champion de fils, alors que tous les nageurs n’ont pas encore fini la course. Aujourd’hui, on souvient autant de la performance du fils que de l’extravagance du père.


















