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Le stade Pierre Mauroy se prépare à l'après Coupe Davis

Nord: Le stade Pierre Mauroy se prépare à l'après Coupe Davis

TENNISAvec la mise en place d'une nouvelle formule de l'épreuve dès l'an prochaine, l'enceinte nordiste va organiser la dernière finale de coupe Davis «ancienne mouture» du 23 au 25 novembre...
François Launay

François Launay

L'essentiel

  • France-Croatie sera la troisième finale de coupe Davis en cinq ans organisée par le stade nordiste.
  • Devenu le temple du tennis français, l’enceinte villeneuvoise va devoir passer à autre chose avec la fin de l’épreuve dans sa formule actuelle.
  • Les idées ne manquent pas même si le stade, après avoir organisé de nombreux événements, entre dans une période plus creuse.

L’idylle touche à sa fin. Après trois finales de coupe Davis organisées sur les cinq dernières éditions, le stade Pierre Mauroy se prépare à faire ses adieux à la petite balle jaune. Car le France-Croatie, qui se déroulera du 23 au 25 novembre dans l’enceinte villeneuvoise, sera bien l’ultime grand rendez-vous tennistique organisé par le stade nordiste. La réforme de l’épreuve, qui aura désormais lieu à Madrid pendant une semaine, condamne de fait le stade Pierre Mauroy.

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Trois finales sur les cinq dernières années

« Oui, c’est la dernière finale de coupe Davis dans ce modèle-là. Il y a forcément une petite déception », reconnaît Damien Castelain, président de la métropole européenne de Lille (MEL). Il faut dire que l’événement a fait beaucoup pour le rayonnement du stade, où évolue le LOSC en Ligue 1, mais aussi de la métropole nordiste.

En 2014, le débarquement de Federer et de l’équipe suisse pour la finale face à la France avait fait passer le stade, qui peut se transformer en Arena couverte de 27 000 places, dans une autre dimension. Même chose en 2017 avec la finale (gagnée) face aux voisins belges.

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De l’attractivité et du rayonnement pour la métropole lilloise

« Ce genre d’événement apporte clairement de l’attractivité et du rayonnement. La dernière finale avait attiré près de 170 couvertures de journalistes à l’international. Sans oublier un zoom sur la métropole et la multifonctionnalité du stade avec son toit notamment. Et puis des retombées directes sur le tourisme avec nos commerces, nos restaurants et nos hôtels. C’est ce qui fait vivre une métropole attractive », poursuit Damien Castelain. Un retour sur investissement en somme car la MEL débourse 500.000 euros pour l’organisation d’une finale.

Cet argument économique n’est pas non plus renié par Elisa, la société privée (filiale du groupe Eiffage) qui gère le stade, et la Fédération Française de tennis venue cinq fois en quatre ans dans le Nord (trois finales mais aussi deux demi-finales en 2017 et 2018).

De belles retombées économiques pour la Fédération Française de Tennis

« Si la Fédération de tennis n’était pas satisfaite de la manière dont elle était traitée économiquement, elle ne serait pas revenue cinq fois dans le stade en quatre ans. La coupe Davis, c’était le format idéal. Un succès de billetterie pendant trois jours en arrivant à des jauges qui frôlent 70-80 000 personnes au total. Et pour qu’un stade gagne bien sa vie, il faut que l’organisateur gagne bien sa vie » explique Olivier Baudry, directeur général du stade Pierre Mauroy.

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Justement, en dehors d’événements exceptionnels comme la coupe Davis, c’est un peu plus compliqué pour le stade Pierre Mauroy. Le dernier conseil communautaire de la MEL a ainsi révélé que la société Elisa avait enregistré un déficit de 10 millions d’euros en 2017.

Le stade va rentrer dans une période de vaches maigres

Coincé entre Bruxelles et Paris, le stade peine à attirer les concerts de têtes d’affiche mondiales qui font souvent une seule date par pays. Quant aux gros événements sportifs, après avoir été bien servie depuis l’inauguration du stade en 2012 (Trois finales de coupe Davis, Euro 2015 de basket, Euro 2016 de foot, Mondial 2017 de handball) la période des vaches maigres se pointe à l’horizon pour l’enceinte nordiste.

« Il y a un ralentissement dû aussi au fait que les grandes compétitions ne vont plus être organisées en France. Il va y avoir une période creuse pour Lille mais aussi pour les autres stades. Nous allons donc sur d’autres objectifs. C’est pour ça que nous avons postulé sur la coupe du monde de rugby 2023. Et nous continuons à imaginer d’autres événements. Quoi qu’il arrive, nous postulons à tout. », confie Damien Castelain.

Du hockey, de la natation ou de la NBA bientôt au stade ?

Et le président de la MEL de confier que des sports comme le hockey-sur-galce, l’équitation ou même la natation pourraienf faire un jour leur apparition au stade Pierre Mauroy. Mieux, l’organisation d’un match NBA serait même dans les cartons. Quant au tennis qui a tant fait pour la renommée des lieux, il n’est pas oublié. A condition de trouver d’importants partenaires financiers, un grand tournoi ATP pourrait un jour y être organisé.

Un retour de la coupe Davis plus vite que prévu ?

A moins que la coupe Davis n’y fasse son retour plus tôt que prévu. Vu les difficultés actuelles que rencontre Kosmos, le nouvel organisateur de l’épreuve, l’enceinte nordiste, qui avait aussi candidaté pour accueillir la nouvelle formule, se place déjà en embuscade. « L’histoire n’est peut-être pas finie. On sent bien que ça tâtonne », observe Olivier Baudry.

Même si les deux prochaines éditions se disputeront à Madrid, le stade de Villeneuve d’Ascq n’a pas dit son dernier mot sur l’avenir d’une compétition qui l’a fait roi et à qui il va faire ses adieux ce week-end.