TFC - OGC Nice: Réactifs mais trop inoffensifs, les Toulousains avancent au ralenti
FOOTBALL•Le TFC a concédé un match nul à domicile vendredi soir face à l’OGC Nice (1-1). Et l'équipe d’Alain Casanova ne s’en sort pas si mal…Nicolas Stival
L'essentiel
- Toulouse a enchaîné un cinquième match sans victoire contre Nice.
- Les coéquipiers de Max-Alain Gradel ont de la ressource, mais leur jeu surprend moins qu’en début de saison.
Il était temps que la mini-trêve internationale arrive pour le TFC, septième provisoire de Ligue 1. « Nous avons peut-être été un peu à la peine sur le plan athlétique », a jugé Alain Casanova au sortir du nul face à Nice, vendredi soir au Stadium (1-1).
Si les blessures et suspensions l’ont obligé cette fois à introduire du sang neuf (l’arrière droit Steven Moreira, l’avant-centre Firmin Mubele et le milieu offensif Jimmy Durmaz), l’entraîneur toulousain s’appuie souvent sur les mêmes hommes depuis le début de saison. Et la jolie série de trois victoires de rang à cheval sur août et septembre a laissé place à cinq matchs d’affilée sans succès (quatre nuls, une défaite).
Cinq jours après avoir arraché in extremis un point à dix contre onze à Rennes (1-1), les Violets ont cependant de nouveau réussi à recoller au score face aux Azuréens. Matthieu Dossevi (54e) a répliqué à Bassem Srarfi (29e).
« En deuxième mi-temps, l’équipe a encore fait preuve de ressources mentales et de valeurs psychologiques extraordinaires », apprécie Casanova, « pas trop satisfait » de ce match nul. Le buteur du soir, lui, n’a pas le même avis que son entraîneur. « Il faut reconnaître la supériorité de Nice dans le jeu et être content de ce point », assure Dossevi.
Nice gagne la bataille de la possession
Car, dans ce duel entre équipes qui aiment contrôler le ballon, ce sont les hommes de Patrick Vieira qui ont fait la meilleure impression, avec d’ailleurs une plus grande possession (55%). Et il s’en est fallu d’un énorme raté de la triplette Saint-Maximin – Srarfi – Maolida, combiné à un joli tacle de Moreira (59e), pour que l’OGCN ne reprenne l’avantage juste après l’égalisation violette.
Le TFC, lui, a peiné à se créer des occasions. « On n’a pas fait le match qu’on voulait faire », reconnaît le capitaine Max-Alain Gradel, bien muselé sur son aile gauche par l’épatant international algérien Youcef Atal. « Il va falloir retrouver le jeu collectif et la confiance du début de saison, juge Dossevi. La défaite contre Saint-Etienne nous a peut-être fait un peu mal [2-3, le 25 septembre]. »
aToutefois, que les observateurs qui assimilent encore le jeu toulousain à la bouillie de foot présentée la saison dernière se détrompent : les supporters prennent de nouveau du plaisir au Stadium. Surtout lorsque l’esthète Manu Garcia évolue derrière l’attaquant, comme lors de la dernière demi-heure vendredi, plutôt qu’un cran plus bas, à un poste de récupérateur qui lui va beaucoup moins bien.
Un jeu de plus en plus décrypté par les autres équipes
Mais les adversaires ont appris à décrypter le jeu léché des hommes de Casanova, qui aiment repartir de derrière en passes courtes. C’est d’ailleurs en pressant l’axe central que les Stéphanois avaient poussé les Toulousains à l’erreur, et avaient bâti leur succès. Désormais, Casanova a deux semaines pour régénérer son équipe, même si près de la moitié de l’effectif va partir en sélection.
Le TFC se déplacera à Nantes, le 20 octobre. Sans le milieu de terrain Ibrahim Sangaré (suspendu, comme l’avant-centre Aaron Leya Iseka), son meilleur joueur depuis le début de saison.


















