OM: «On va aider les groupes de supporters comme jamais», promet le Monsieur Sécurité

SUPPORTERISME Après l’exclusion des Yankee du Vélodrome, le directeur de la sécurité de l’OM se défend de toute tentative de nettoyage des tribunes…

J.S.-M.

— 

Les Yankee étaient placés dans le bas du virage nord.
Les Yankee étaient placés dans le bas du virage nord. — Claude Paris/AP/SIPA

« Tout acte a des conséquences » : dans les colonnes de La Provence le directeur de la sécurité et de la sûreté de l'OM Thierry Aldebert revient sur la fin de la convention qui liait les Yankee et le club olympien, à l’intersaison. « On nous reproche d’avoir sorti les Yankee et de préparer la même chose pour les autres groupes ! Mais pas du tout ! On va plutôt aider les groupes comme jamais », promet-il, évoquant notamment des aides au déplacement pour Limassol-OM, ce jeudi.

Notons que ces subsides ont toujours existé, et poursuivons notre lecture. Dans cette page d’interview, Thierry Aldebert rappelle que 1.245 fumigènes ont été craqués au Vélodrome l’an passé… Et zéro, pour l’instant, cette saison. « C’est une victoire collective. Quand ils [les groupes] veulent, ils peuvent », commente Aldebert.

Supporters exemplaires ?

Petite pierre dans le jardin de l’UEFA, Albedert critique « l’absence de hiérarchie des normes » au sein du football européen : « les instances mettent sur un pied d’égalité un fumigène, un salut nazi et des violences. […] J’ai du mal avec ça. » Aldebert critique aussi les interdictions de déplacement décidées sans concertation, comme la semaine dernière pour OL-OM.

On a gardé pour la fin cette déclaration d’amour aux supporters olympiens : « L’OM a 26.000 supporters dans les virages, il n’y a pas de hooliganisme ni de racisme. Il peut y avoir des violences, c’est vrai, et surtout beaucoup de pyrotechnie. On n’est pas loin d’avoir un public qui montre l’exemple sur ce que doit être un supporter en 2018 ! »