Hand: Les 10 minutes de Nantes-Nîmes rejouées le 30 mars, le président du HBCN en colère

HAND Le président du HBCN s'insurge après la décision de la Fédération française de handball...

David Phelippeau
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Le club du HBCN et son président ne sont pas contents.
Le club du HBCN et son président ne sont pas contents. — ISA HARSIN/SIPA

La polémique du moment. Le 10 mars, le HBC Nantes se qualifie pour les demi-finales de la coupe de France en battant (27-26) Nîmes. A dix minutes de la fin, les Gardois posent une réclamation estimant que les Nantais ont joué à 8 (au lieu de 7) pendant quelques secondes. Six jours plus tard, la Commission des litiges de la Fédération française de handball décide que les dix dernières minutes de ce match sont à rejouer. Lundi soir, le HBC Nantes fait savoir qu’il fait appel de cette décision.

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Le lendemain (mardi), la Commission d’organisation des compétitions de la FFHB annonce que les dix minutes seront rejouées le vendredi 30 mars, soit pour le « H », deux jours après la réception de Toulouse en championnat et deux jours avant le match retour de Ligue des Champions contre Meshkov Brest à la Trocardière.

L’appel du HBCN étant non suspensif, il y a de fortes chances que les deux clubs soient bien obligés de se retrouver le 30 mars.

La grosse colère de Gaël Pelletier

Gaël Pelletier, président HBCN, ne décolère pas. Ce mercredi, il a dit tout le mal qu’il pensait de cette décision à la Fédé. Le timing du match de 10 minutes ne passe pas. « Ça enlève un entraînement pour préparer un match de Coupe d’Europe, ça, c’est nul, commence-t-il, calmement. Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas faire jouer cette rencontre en ouverture du match de Ligue des champions en se disant que ça nous servira de fin d’échauffement ? »

Il poursuit : « Ce qui me met en colère c’est le fait de devoir jouer dix minutes car ce n’est pas du hand. Soit on se dit : "on vous emmerde tous", et on ne joue pas le match en laissant les Nîmois enfiler des perles, soit on y va, mais ça va être de la boucherie sur le terrain. »

Et maintenant, que va faire le HBCN ?

Pour Pelletier, la Fédé met le doigt dans un engrenage avec cette prise de position. « C’est la porte ouverte à des comportements ingérables Tu vas déposer des fautes techniques sur un marcher bientôt ? » S’il avait été dans la peau de Nîmes, il affirme qu’il n’aurait pas posé de réclamation. « C’est une faute d’appréciation comme il y en a plein d’autres. »

Le président du HBCN donne sa version des faits : « Notre joueur [Guillo] est entré sur le terrain, il a vu qu’il y avait un souci donc il est ressorti immédiatement. Il n’a pas touché le ballon et il n’a pas mobilisé l’attention des Nîmois. Il n’y a eu aucune incidence sur le jeu. Je ne dis pas que ce n’est pas sanctionnable. » Mais, ça aurait dû l’être au moment des faits et non a posteriori, si on suit le raisonnement de Pelletier.

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Que va-t-il se passer maintenant ? Le HBCN jouera-t-il le jeu le 30 mars ? « Rien n’est arrêté, mais tout est possible. Soit on peut avoir envie de gagner à nouveau ce match par orgueil même s’il ne reste que dix minutes, soit on se dit que notre priorité n’est pas là et on se dit qu’on n’a pas envie de promouvoir une compétition de la Fédération qui n’a en fait pas plus de considération que ça pour ce qu’on fait. La Fédération nous pénalise pour la préparation de notre match de Ligue des champions. On fera un choix. »