Monaco-Bordeaux: ASM, OL, OM... Les Girondins ne jouent plus dans la cour des grands

FOOTBALL Le fossé se creuse de plus en plus entre les Bordelais et les cadors de la Ligue 1... 

Clément Carpentier

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Youssouf Sabaly face à Thomas Lemar lors de la défaite de Bordeaux face à Monaco au match aller (2-0).
Youssouf Sabaly face à Thomas Lemar lors de la défaite de Bordeaux face à Monaco au match aller (2-0). — Nicolas Tucat / AFP
  • Bordeaux va tenter de créer un petit exploit en Principauté face à Monaco.
  • Pour Poyet, le club « manque de constance » pour lutter sur tout un championnat avec les « gros » de la Ligue 1.
  • Bordeaux n’a qu’un Malcom alors que les autres équipes ont souvent plusieurs joueurs de très haut niveau dans leur effectif.

On se le (re)dit tous les ans mais qu’il est loin le temps où les Girondins écrasaient le PSG (4-0) avec un Yoann Gourcuff de gala. C’était un certain, 11 janvier 2009. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et Bordeaux a bien reculé dans la hiérarchie du football français. Si le club ne lutte plus depuis longtemps pour le titre de champion, une simple qualification en Ligue des champions relève de plus en plus de l'exploit au fil des années.

Yoann Gourcuff face au Lyon de Bastos lors du dernier match de Ligue des champions en 2010.
Yoann Gourcuff face au Lyon de Bastos lors du dernier match de Ligue des champions en 2010. - Jean-Pierre Muller / AFP

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Sur les deux dernières années, les Girondins ne se sont imposés que deux fois face aux cadors de la Ligue 1 (Paris, Marseille, Lyon et Monaco) avant ce nouveau déplacement en Principauté. Alors évidemment pour expliquer cela, on peut tout de suite rappeler que Bordeaux n’a que le 7e budget du championnat et que l’argent, c’est le nerf de la guerre. Mais on peut aussi dire que cela n’a pas empêché, Montpellier devenir champion en 2012 ou de voir Nice finir sur le podium, la saison dernière.

Un manque de constance fatal à ce niveau-là

Mais pour Gustavo Poyet, ce fossé se creuse avant tout à cause « un manque de constance » A l'image de ces deux dernières saisons où les Bordelais ont débuté leur saison tambours battants à chaque fois avant de connaître un énorme passage à vide entre novembre et janvier. Cette année, cela a coûté sa place à Jocelyn Gourvennec. « Il faut jouer tous les matchs au même niveau. Ces équipes-là même quand elles jouent moins bien, elles ont la qualité pour aller gagner le match avec seulement 20 bonnes minutes de jeu », explique l’Uruguayen.

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Paul Baysse rappelle que « ça ne se fait pas comme ça [une équipe]. Ça se fait sur le moyen terme. » C'est-à-dire autour d'un vrai projet sportif comme Lyon avec le centre de formation ou à Monaco en achetant des très jeunes joueurs à fort potentiel.

Bordeaux n'a qu'un Malcom alors que d'autres... 

Et en effet, l’autre différence pour l’entraîneur bordelais se situe sur « la qualité technique et individuelle entre nous et le top top. Par exemple contre Nice, si Malcom (suspendu) est là, peut-être que le ballon finit au fond et pas sur la barre. » Eh oui, Bordeaux n’a malheureusement qu’un Malcom alors que d’autres ont Fékir, Mariano, Depay (Lyon) ou Mandanda, Thauvin, Gustavo (Marseille).

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A Monaco aussi, on compte « beaucoup d’internationaux » comme le souligne justement. Ça aide sur tout une saison. Car s’il est possible de faire un coup sur une rencontre en réalisant « un match complet », comme l’espère Gustavo Poyet ce vendredi (20h45) en Principauté, tenir la cadence sur 38 journées de Ligue 1, c’est une autre affaire. Et ça, on l’a bien compris avec les Girondins de Bordeaux.