Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Son jour de gloire ne sera pas volé... Vaultier se fiche du match du PSG

JO 2018: Son jour de gloire ne sera pas volé... Real-PSG, le «cadet des soucis» de Pierre Vaultier

JEUX OLYMPIQUESLe timing n'est pas idéal pour la légende du snowboard cross (mais il s'en fout)...
Jean Saint-Marc

J.S.-M.

L'essentiel

  • Le snowboardeur français a remporté une seconde médaille d'or consécutive en snowboard cross, un exploit retentissant.
  • Exploit (médiatiquement) un peu effacé par le match Real-PSG, en huitièmes de finale de Ligue des champions.

De l’un de nos envoyés spéciaux à Pyeongchang,

Pierre Vaultier a eu du mal à retenir ses sanglots, ce jeudi, sur le podium des JO. A la même heure, dans l’Hexagone, les mauvaises langues ironisaient à propos des larmes (plus ou moins refrénés aussi) de Thiago Silva. Et toute la France du foot râlait contre le changement de Cavani > Meunier ou contre le non match de Lo Celso.

Pierre Vaultier a donc eu la drôle d’idée de signer un retentissant exploit sportif quelques heures après l’un des matchs les plus importants du football français cette année. Forcément, sa médaille d’or olympique, la deuxième en quatre ans, sera nettement moins couverte médiatiquement que s’il avait gagné le lendemain d’un Dijon-Toulouse (désolé, on s’acharne un peu sur le DFCO ). Il suffit de regarder les recherches Google ces derniers jours pour comprendre pourquoi.

Evidemment, le pic du PSG, c'est le match contre le Real.
Evidemment, le pic du PSG, c'est le match contre le Real. - Google Trends

« Contre qui, déjà ? »

« Je n’en ai rien à faire que les médias ne s’occupent pas de ma médaille, c’est le cadet de mes soucis, vraiment ! » : quand on lui a posé la question en zone mixte, Pierre Vaultier a éclaté de rire, et, là encore, semblait sincère. Rien ne peut gâcher le bonheur d’un médaillé olympique : quand son jour de gloire est là, il ne se le laisse pas voler.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Surtout que le garçon n’a que faire de la chose footballistique. Comme toute l’équipe de snowboard cross, d’ailleurs. A part, nous dit-on, un médecin, qui a soufflé aux garçons de l’équipe de France que Paris avait perdu un gros match la veille. « Contre qui, déjà ? » : Ken Vuagnoux n’a même pas imprimé le nom de l’équipe espagnole : « C’est entré par une oreille et c’est sorti par l’autre ! »

La nageuse et les bouclettes

Le snowboard cross est un petit milieu, une bande de copains, presque. Ken Vuagnoux pourra donc demander à l’Espagnol Regino Fernandez, médaillé surprise (en bronze). Et fan du Real Madrid. Evidemment, il n’a pas mis de réveil à 5 heures du matin une veille de finale olympique.

« J’ai juste regardé sur mon téléphone en me levant », raconte-t-il à 20 Minutes en riant, après avoir enchaîné les interviews en zone mixte. Une première pour lui. Il en profite, tout en sachant que « de toute façon, il n’y en a que pour le football en Espagne. Quand la nageuse Mireira Belmonte​ a été sacrée championne olympique à Rio… Les télés parlaient de la coupe de cheveux de Sergio Ramos ! »

Alors que bizarrement, ce jeudi, la presse française ne débat pas de la longueur des bouclettes d’Adrien Rabiot…