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Douze ans de prison pour un entraîneur de ski accusé d'agressions sexuelles

Un ex-entraîneur de ski canadien condamné à 12 ans de prison pour agressions sexuelles sur mineures

JUSTICEVisé par les plaintes de neuf skieuses, il était incarcéré depuis 2015…
W.P, avec AFP

W.P, avec AFP

«Ce genre de crime n’est plus acceptable dans notre société. » C’est en ces mots que s’est exprimée la procureure Marie-Nathalie Tremblay après la condamnation vendredi de Bertrand Charest à une peine de 12 ans de prison pour agressions sexuelles sur des jeunes filles mineures dont il avait la responsabilité au sein de l’équipe junior de ski du Canada.

Selon l’acte d’accusation, Bertrand Charest avait agressé sexuellement les jeunes athlètes, parfois âgées de 12 ans, lors de rassemblements de l’équipe au Canada mais aussi lors de déplacements en France​, en Autriche, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis entre 1991 et 1998.

Le condamné pourrait faire appel

Bertrand Charest, visé par les plaintes de neuf skieuses, incarcéré depuis mars 2015, avait été reconnu coupable en juin de 37 chefs d’accusations et risquait une peine maximale de 14 ans de prison.

Dans les attendus du jugement, le tribunal a justifié la peine par la « position d’autorité » qu’occupait Bertrand Charest sur des victimes mineures. « Je trouve que c’est une peine importante », a indiqué Antonio Cabral, avocat de Bertrand Charest, qui avait plaidé pour une peine de quatre à six ans de prison. L’ex-entraîneur qui avait déjà fait appel de sa condamnation, pourrait également faire appel de sa peine, a indiqué l’avocat.

20 ans après les faits

La procureure Marie-Nathalie Tremblay s’est dite « satisfaite » de la décision, saluant les victimes ayant accepté de témoigner. C’est en apprenant que Bertrand Charest était moniteur de ski dans une petite station du Québec qu’une victime a décidé de porter plainte, vingt ans après avoir subi ces agressions.