FC Nantes: Ranieri peut-il vraiment rejoindre la sélection italienne maintenant?

FOOTBALL Le technicien italien a laissé planer le doute avec ses déclarations du week-end…

David Phelippeau

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L'entraîneur du FC Nantes Claudio Ranieri.
L'entraîneur du FC Nantes Claudio Ranieri. — LOIC VENANCE / AFP
  • Claudio Ranieri a expliqué qu’il réfléchirait si on lui proposait le poste de sélectionneur italien.
  • Le coach nantais attend déjà de voir ce qu’il va se passer au niveau des instances du football italien.

Jeudi, lors de la conférence d’avant PSG-Nantes, Claudio Ranieri avait évacué en quelques réponses évasives le sujet brûlant de la sélection italienne, qui vient de se séparer de son sélectionneur Giampiero Ventura. « Maintenant, je pense seulement à Nantes, avait-il expliqué. Je ne veux pas parler des choses qui peuvent se passer demain. Si quelqu’un veut me choisir, c’est bien, mais jamais je ne me suis porté candidat. » Sur une dernière relance d’un confrère : « Mais, vous serez à l’écoute [si on vous propose le poste] ? » Ranieri avait lancé en souriant et pour couper court au sujet : « Merci beaucoup ! Paris est une grande équipe… »

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Samedi soir, après la déroute nantaise (4-1) au Parc des Princes, Claudio Ranieri s’est montré plus clair et a jeté le trouble. A plusieurs médias italiens, l’entraîneur italien a répondu qu’il réfléchirait si le poste de sélectionneur de la Nazionale lui était proposé, avant de préciser qu’il faudrait « parler avec son président [Waldemar Kita] ».

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Dimanche soir, au micro de la Rai, il a précisé les conditions qui lui feraient accepter la succession de Ventura à la tête de la Nazionale. « Être appelé par la Fédération italienne serait un véritable honneur, mais actuellement j’ai un contrat avec Nantes. Je ne peux pas accepter une offre les yeux fermés. Je n’accepterais pas sans connaître les détails du projet, surtout dans une période avec autant d’incertitudes. Si le président Kita devait me libérer, il faudrait que je discute avec la Fédération. Il y a eu une apocalypse et pour que l’Italie renaisse de ses cendres, il faut du changement et une volonté d’être uni dans le même projet. »

Ranieri veut déjà voir ce qu’il se passe dans les instances

Loquace devant les médias de son pays, Ranieri, qui a encore un an et demi de contrat avec le FC Nantes, avait bel et bien l’envie de faire passer un message. Pour autant, cela signifie-t-il qu’il pourrait, à très court terme, quitter l’aventure nantaise ?  Valentina Clemente, journaliste pour la TV italienne Mediaset qui a interrogé Ranieri samedi soir, n’imagine pas un seul instant que le technicien italien s’engage à la tête de la Nazionale dans les semaines à venir. « Moi, il m’a expliqué qu’avant de parler de la succession de Ventura, il y avait des choses à changer au niveau des instances italiennes. »

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Quant au fait qu’il « réfléchirait » si on lui propose l’Italie (qui n’ira pas au Mondial en Russie l’année prochaine), la journaliste estime qu’il ne pouvait pas dire autre chose. « C’est difficile pour lui de dire : "Non, non, ça ne m’intéresse pas !" Tu ne peux pas dire non à l’Italie. En disant ça, il s’est protégé… si on lui propose plus tard. » Elle conclut : « La presse française s’est beaucoup plus emballée que la presse italienne sur Ranieri. D’ailleurs, en Italie, dimanche, ce qui intéressait les médias c’était plutôt de savoir si le président de la Fédération Carlo Tavecchio allait partir [il a démissionné ce lundi]. A mon sens, sauf si la situation devient insupportable avec le président Kita, Ranieri ne devrait pas quitter Nantes maintenant. »

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Waldemar Kita, qui a avoué à Ouest-France qu’il n’aimerait pas qu’avec Ranieri « il se passe la même chose qu’avec Conceição », peut-il dormir sur ses deux oreilles ? Réponse dans les semaines à venir.