Strasbourg: Enorme encore contre Angers, Kenny Lala n'est toujours pas à bout de souffle avec le Racing

FOOTBALL Face au SCO, le défenseur du Racing club de Strasbourg Kenny Lala a une nouvelle fois fait forte impression, avec un but et une nouvelle passe décisive en prime...

Alexia Ighirri

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Kenny Lala, buteur et passeur décisif pour Strasbourg face à Angers.
Kenny Lala, buteur et passeur décisif pour Strasbourg face à Angers. — SEBASTIEN BOZON / AFP
  • Strasbourg a concédé le match nul (2-2) face à Angers, samedi soir au stade de la Meinau.
  • Dans un match frustrant pour les Alsaciens, le latéral droit Kenny Lala a encore livré une grosse performance. Face au SCO, il a ajouté un but et une passe décisive à ses statistiques.

On lui a bêtement posé la question en zone mixte : « Kenny, vous avez combien de poumons ? » Parce qu’à voir les performances du latéral droit du Racing club de Strasbourg, on peut clairement s’interroger. Lors des derniers matches, le Strasbourgeois a enchaîné les bonnes performances, ne se ménageant pas physiquement et se montrant ô combien précieux dans le dispositif du Racing. Une impression encore plus forte laissée dans la série de trois matches joués en une semaine, pour lesquels il a, à chaque fois, été titularisé.

Elu par les supporters alsaciens « joueur du match » contre Saint-Etienne (coupe de la Ligue), Kenny Lala a ressorti une grosse performance samedi.  Lors du match nul frustrant de Strasbourg contre Angers (2-2), celui qui a quitté Lens cet été pour Strasbourg a ajouté un but (sur penalty) et une nouvelle passe décisive à ses lignes de statistiques. Sa quatrième passe en quatre matches. Tranquillou.

Kenny Lala machina

La réponse du principal intéressé sur ses poumons ? Le défenseur la joue modeste : « Oh je suis comme tout le monde. C’est juste que c’est dans la tête. Je donne mon maximum. Mon but c’est de sortir d’un match et de me dire que j’ai tout donné et surtout de ne pas avoir de regret c’est tout. »

Avec de la fatigue tout de même ? Il sourit : « Un peu ». Et poursuit : « Là, oui, après un nul… Quand il y a la victoire, on se sent tout de suite mieux. Mais ça va aller, on a deux jours pour récupérer et pour préparer le match de la semaine prochaine ». Une machine.

« Une récompense »

Outre de sublimes centres et des passes divines à destination de Martin Terrier contre le SCO samedi, et qui auraient mérité un meilleur sort, Kenny Lala a marqué. Alors que l’on attendait Dimitri Liénard pour tirer le penalty obtenu à la 27e minute, le défenseur se présente face au gardien. « Normalement, c’est Dim' qui le tire. Il me voit arriver, me demande si je le sens bien, il me donne le ballon. Après je tire et je marque », raconte sobrement celui qui fait aussi, ne l’oublions pas, son boulot en défense.

« Quand on marque ou quand on fait des passes décisives, ça fait toujours un peu plus plaisir, parce qu’il y a une récompense, ajoute le joueur. Mais sinon, moi je suis venu ici pour donner mon maximum et aider le club à se maintenir, c’est ça mon travail et je ne l’oublie pas. »

« Je suis satisfait oui bien sûr. J’ai la confiance du coach, celle du groupe. Ça fait plaisir. Je vois que j’avance vraiment sans pression. Je vois que je peux me lâcher à 100 % sur le terrain. »

 

Une telle confiance du coach que, finalement Thierry Laurey n’est pas surpris des performances de son latéral : « 1) on l’a recruté pour ça, 2) on le paye pour ça aussi. Donc c’est bien qu’il soit à la hauteur de nos espérances ». Il ajoute tout de même : « C’est un garçon qui est sérieux, qui est rarement blessé. Un garçon qui est tourné vers l’avant, c’est bien. Par moments, il faudrait aussi que quelques-uns suivent son exemple ».

D’autres s’emballeront un peu plus. Un peu trop. Mais c’est le jeu des réseaux sociaux, sur lesquels on a vu fleurir des messages envoyant Kenny Lala… en équipe de France !

Laissons peut-être le Strasbourgeois briller encore un peu plus sous la tunique bleue… du Racing.