Strasbourg-Angers: Comment la victoire a pu échapper au Racing?

FOOTBALL Le Racing club de Strasbourg et Angers SCO se sont quittés sur un nul (2-2) samedi au stade de la Meinau...

Alexia Ighirri

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Strasbourg et Angers se sont quittés sur un match nul samedi à la Meinau (2-2)
Strasbourg et Angers se sont quittés sur un match nul samedi à la Meinau (2-2) — SEBASTIEN BOZON / AFP
  • Strasbourg accueillait Angers samedi soir au stade de la Meinau pour le compte de la 11e journée de Ligue 1.
  • Les deux clubs se sont quittés sur un match nul (2-2).
  • Un résultat frustrant pour les Alsaciens.

En conférence de presse d’après match, Thierry Laurey avait du mal à se l’expliquer : « On est frustrés et j’ai peur de ne pas être tout à fait lucide parce qu’il y a beaucoup de choses qui se sont passées sur ce match. Et presque, je me demande comment on a fait pour pas gagner ce match-là, c’est un truc de dingue, je me dis c’est un mauvais rêve… »

La question était sur les lèvres de bon nombre de personnes samedi soir, après le nul concédé par les Strasbourgeois contre Angers au stade de la Meinau (2-2),pour le compte de la 11 journée de Ligue 1

Il faut dire que les Strasbourgeois avaient tellement régalé – oui, on peut se régaler à regarder le Racing club de Strasbourg — en première période, marchant, roulant, ne faisant qu’une bouchée de la dalle angevine. Depuis son match nul contre l’OM, Strasbourg va mieux. Outre les résultats positifs (victoires à Nice puis contre Saint-Etienne en coupe de la Ligue), le Racing met la manière. C’est simple, le SCO n’a pas vu le jour durant une mi-temps. Voire un peu plus.

Et Thierry Laurey d’ajouter : « Je ressens de la frustration et de la déception, c’est le meilleur match qu’on fait cette saison et c’est dommageable de ne pas l’emporter ».

Trop d’occasions ratées. Des amours de centres de Lala pour Terrier à deux doigts de faire mouche, un loupé incroyable d’Aholou servi par Salmier, une reprise audacieuse de Da Costa. Les Alsaciens étaient « chaud-patate » devant la surface de l’Angevin Michel. Et le rythme ne baisse pas après le penalty transformé par Lala (28e). Faciles, les Alsaciens se sont peut-être emballés. Parce que régaler c’est bien mais assurer les trois points c’est mieux. Et lorsqu’on pense au crochet tenté par Da Costa, capté par le goal du SCO (66e), juste avant l’égalisation angevine, les Strasbourgeois peuvent se mordre les doigts. « Tu crées beaucoup de jeu, on était bien organisé malgré tout mais je pense que, un match pareil avec autant d’occasions, il doit être plié à la mi-temps, estime coach Laurey. Même si les Angevins peuvent marquer un but un moment dans le match, ils doivent être largement derrière. Je n’ai rien contre eux mais sur le match pendant 45 minutes il n’y avait pas photo et c’est là qu’on doit enfoncer le clou. Le haut-niveau c’est une histoire d’efficacité. »

Angers joue bien le coup. Reconnaissant qu’Angers « n’a jamais été bousculé comme ça encore cette saison » ratant « dans les grandes largeurs » sa première mi-temps, le coach Stéphane Moulin a changé de tactique à la pause, abandonnant son étonnant 5-3-2. « Quand ça ne fonctionne pas, il faut bousculer les choses. Il fallait leur proposer autre chose, parce que visiblement ils avaient trouvé les parades à notre organisation. On a tout modifié pour au moins se donner une chance de revenir dans le match. » Mieux, grâce à Toko Ekambi (68e) et Sunu (75e), le SCO passe même devant. Jusqu’à l’égalisation de Terrier pour Strasbourg (77e). Si les débats se sont un peu plus équilibrés en deuxième mi-temps, « ça se joue à pas grand-chose, persiste Thierry Laurey. Il faut reconnaître que les Angevins avec très peu de situations sont parvenus à prendre un point. Ce sont des choses qui doivent nous inspirer. »

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Cagade en défense. En zone mixte, les erreurs défensives qui coûtent encore trop cher au Racing ont été évoquées. Pour la 10e fois de suite, Strasbourg a encaissé. Avec des frayeurs, comme ce problème de communication entre Koné et Kamara, et des difficultés, à l’instar de ce petit pont pris par Salmier sur le premier but. « On a fait trois matchs en sept jours et être capable de reproduire un match plein c’est plutôt bien. C’est peut-être aussi cela qui a provoqué quelques situations hasardeuses sur la fin de match. C’est peut-être aussi la fatigue qui fait que chez certains joueurs il y avait un peu moins de fraîcheur ».

Erreurs d’arbitrage. Evidemment la physionomie du match aurait été tout autre si l’arbitre avait sorti le carton rouge, pas forcément immérité, dès la 7e minute de jeu pour un tirage de maillot grossier de Pavlovic sur Terrier qui partait seul au but. Le défenseur angevin écopera d’un jaune.

Il y aura aussi ce deuxième penalty, non-sifflé pour le Racing à la 37e, pour une faute sur Terrier. Thierry Laurey regrettera également l’absence de coup de sifflet sur une faute mettant Liénard au sol. Une phase de jeu qui aboutira sur le second but du SCO : « Sur leur deuxième but, ce qui m’inquiète c’est surtout le manque de fair-play des Angevins car ils ont continué à jouer quand on avait un joueur à terre alors que quelques minutes plus tôt on sort la balle. »