France-Pays-Bas: Brillants et à nouveau leaders, les Bleus savourent leur «soirée parfaite»

FOOTBALL Non seulement l’équipe de France a écrabouillé les Pays-Bas, mais en plus la Suède a perdu en Bulgarie…

Nicolas Camus
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La France a largement battu les Pays-Bas (4-0) en match éliminatoire pour la Coupe du monde 2018, le 31 août 2017 au Stade de France.
La France a largement battu les Pays-Bas (4-0) en match éliminatoire pour la Coupe du monde 2018, le 31 août 2017 au Stade de France. — FRANCK FIFE / AFP

Au Stade de France,

L’équipe de France n’est pas plus qualifiée pour le Mondial 2018 après son écrasante victoire contre les Pays-Bas (4-0) qu’elle n’aurait été éliminée en cas de défaite. Mais quand même, qu’est-ce qu’on est bien là en ce vendredi matin ! Le match en Suède avait instauré quelques doutes, et pas seulement parce qu’il s’était terminé sur une défaite qui l’avait reléguée à la deuxième place du groupe. Le contenu, fragile, sans idée, avait été décevant. « On est mieux après ce match qu’avant », résume Deschamps. Une phrase qui vaut aussi bien au niveau comptable que dans le jeu.

Parce que la Suède a eu le bon goût de perdre en Bulgarie (3-2), la voie est d’un coup largement dégagée. Il reste aux Bleus,leaders avec trois points d’avance, deux matchs à la maison a priori cadeau face au Luxembourg (dès lundi) et la Biélorussie (le 10 octobre) et un déplacement à négocier en Bulgarie (le 7 octobre) pour plier l’affaire. « On n’y est pas, mais on a notre destin entre les mains, en tout cas. J’espère qu’on pourra se qualifier le plus rapidement possible », dit Kanté.

L’increvable milieu de terrain, parti pour devenir indispensable dans cette équipe, nous offre une transition parfaite avec l’autre pan de cette « soirée parfaite », comme l’ont qualifié tous ceux qui sont venus parler aux médias après la rencontre. Dans la lignée de l’amical face à l’Angleterre en juin, on a pris notre pied en regardant jouer cette équipe.

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Le score s’est élargi sur le tard, avec trois buts dans les vingt dernières minutes, mais il aurait pu (dû ?) l’être dès la première période tellement la maîtrise ne leur a jamais échappé. « On les a obligés à faire ce qu’ils n’aiment pas, c’est-à-dire défendre. Au-delà des quatre buts, on a eu d’autres occasions. C’est une grosse satisfaction de voir une équipe de France collectivement aussi bien », relève DD, pas peu fier.

Il peut, car avant le coup d’envoi, on n’en menait pas large. L’enjeu était immense, le gadin aurait pu être vertigineux. « Ce que je retiens surtout, c’est que sur un match à pression, un peu tendu, on est allé chercher l’adversaire, on n’a pas joué avec le frein à main, on a pris des risques, on a été dominateur, on a produit du jeu, détaille Lloris. Il y a eu du mouvement, beaucoup de fluidité, de la concentration. Après un match comme celui-là, on ne peut qu’être satisfait, même si ce n’est pas une raison pour s’enflammer. »

« Ça fait du bien, quand même »

C’est vrai, parce que les Pays-Bas ont mâché le travail en oubliant d’essayer de jouer au ballon, et qu’en plus ils ont été réduits à dix à l’heure de jeu. Ils n’avaient pas attendu ça pour être transparents, mais les circonstances ont tout de même été favorables pour les Bleus. « Ça fait du bien, quand même », lâche Giroud, visiblement soulagé. Une phrase aussi simple et aussi juste qu’un plat du pied de Griezmann entre les jambes du gardien.