JO 2016: La chaleur? Un jour sans? «Pas d’excuses, y en a suffisamment qui en trouvent», répond Vincent Luis

TRIATHLON En tête au début de la course à pied, le Français a craqué et terminé septième...

B.V.
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Vincent Luis lors du triathlon de Rio, le 18 août 2016
Vincent Luis lors du triathlon de Rio, le 18 août 2016 — Yasuyoshi Chiba / AFP

De notre envoyé spécial à Rio,

En à peine un quart d’heure dans la zone mixte, on a déjà senti le besoin de se mouiller la nuque. Autant vous dire qu’après 1,5 kilomètres à la nage, 40 de cyclisme et 10 de course à pied, les triathlètes ont du sacrément souffrir. Mais « je ne vais pas me chercher d’excuse », coupe tout de suite Vincent Luis, 7e de l’épreuve alors qu’il entamait la dernière épreuve en compagnie des frères Brownlee, qui ont finalement réalisé le doublé. Décevant, forcément, pour le champion d’Europe en titre.

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Sa course : « Quand ils ont attaqué, je me suis dit tout de suite "wow, lève le pied sinon tu vas prendre un mur" »

« Avec les Brownlee, je pense qu’on a créé cette échappée sur le vélo et on a bossé le plus ensuite. On s’est donné les chances pour gagner mais ça a forcément influé sur la course à pied. Peut-être que si j’avais été plus prudent j’aurais terminé troisième. Mais j’étais venu pour gagner. J’aurai aussi peut-être eu des regrets si j’avais fait troisième. Les Jeux ça reste les Jeux.Schoeman on ne le voit jamais et il fait troisième. Le scénario était idéal. Quand on est parti à pied, je me sentais bien, avec de bonnes jambes. Et quand ils ont attaqué, je me suis dit tout de suite "wow, lève le pied sinon tu vas prendre un mur". J’ai subi 8 bornes de course à pied. La chaleur ? Un jour sans ? Non, j’étais bien. Je ne vais pas me chercher d’excuse, il y en a suffisamment qui le font. Les trois sur le podium sont les trois meilleurs de la journée »

Les frères Brownlee : « Ils nous inspirent »

« C’est des vrais coureurs. On est très très chanceux de les avoir avec nous, c’est des mecs qui font la course. Leur façon de courir me plait. J’ai pas peur d’eux mais je les respecte. Ils nous inspirent, c’est comme ça qu’on se débarrassera des Mola (8e) et des Murray (4e). Et c’est comme ça qu’il faut courir, en se portant vers l’avant. »

La suite de sa carrière : « S’entraîner encore 20 heures par semaine pendant quatre ans… J’ai 27 ans… Je sais pas »

« Faut accepter le résultat, prendre un peu de recul, voir ce qu’il va arriver maintenant. J’ai besoin de jeter un petit coup d’œil sur les quatre années qui viennent de passer, ce que j’en ai retiré, ce que j’en ai perdu. Je continue de rêver d’une médaille olympique, faut voir si la raison ou la passion l’emporte. S’entraîner encore 20 heures par semaine pendant quatre ans. J’ai 27 ans… Je sais pas. »