Le Barça roule sur l'Europe? Ce n'est pas (exactement) ce que disent les statistiques

FOOTBALL Les Catalans restent sur deux victoires éblouissantes contre le Real et la Roma...

Nicolas Camus

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La joie de Messi, Suarez et Piqué lors de large victoire du Barça contre la Roma (6-1) en Ligue des champions, le 24 novembre 2015.
La joie de Messi, Suarez et Piqué lors de large victoire du Barça contre la Roma (6-1) en Ligue des champions, le 24 novembre 2015. — Emilio Morenatti/AP/SIPA

Il a fallu deux matchs au Barça pour (re)mettre l’Europe à ses pieds. Deux matchs, dix buts marqués, le grand Real ridiculisé chez lui (0-4) et la Roma dépecée comme peu d’équipes avant elle à ce niveau (6-1). « C’est une équipe injouable, stratosphérique, une armada invincible ». Les mots sont de Rudi Garcia, qui va bientôt pouvoir sortir son petit guide illustré de la rouste en Ligue des champions. Il n’y a plus qu’à se prosterner devant la meilleure équipe de tous les temps du monde de la terre entière.

 

C’est vrai que, quand même, il y a des chiffres qui marquent. Et qui suffisent à éteindre le moindre début de critique. Avoir Messi, Neymar et Suarez en trio d’attaque, ça aide.

 

Oui mais le nombre de buts, ça ne fait pas tout. Si l’on prend cette saison 2015-2016, le Barça est loin d’avoir les statistiques les plus impressionnantes des cinq grands championnats. Pas une seule fois, les Catalans n’apparaissent en tête dans des domaines qui font pourtant leur ADN.
 

Ah oui, ça semble assez bizarre, mais dans "les cinq grands championnats européens" il y a la Ligue 1…


En Ligue des champions, il n’y a vraiment que le Bayern qui soutient la comparaison en revanche.


Au final, le Barça marque des buts, c’est vrai. Mais à ce petit jeu, et encore plus à celui du nombre d’occasions que les Catalans parviennent à se créer par match, il y a bien d’autres équipes en Europe qui sont au moins aussi spectaculaires. Rangez donc vos louanges. De toute façon, Luis Enrique n’en veut pas.

Bon, on ne peut pas non plus empêcher les gens de regarder évoluer le Barça la bave aux lèvres. Peut-être parce que le foot n’est pas qu’une question de stats. Et heureusement.