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Ordre des pharmaciens: La Cour des comptes épingle l'«inertie» de l'Etat

Ordre des pharmaciens: La Cour des comptes épingle l'«inertie» de l'Etat

20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

La Cour des comptes épingle «l'inertie» de l'Etat dans son contrôle de l'Ordre des pharmaciens, dans un «référé» adressé aux ministres de l'Economie, de la Santé et du Budget, rendu public mardi.

Dans ce courrier daté du 4 mars, le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud souligne «une attitude trop en retrait de l'Etat», relevant que les nominations de ses représentants dans les instances de l'Ordre des pharmaciens «n'ont pas toujours été anticipées de manière à garantir une présence constante et une participation effective».

«La présence de ces représentants de l'Etat est rarement mise à profit pour faire valoir dans les instances centrales où ils siègent les priorités des pouvoirs publics», regrette-t-il. «L'administration exploite également très peu les travaux des différents conseils de l'Ordre et jamais leurs décisions disciplinaires».

La Cour constate que «le rôle disciplinaire de l'Ordre s'affaiblit», situation qu'il juge «préoccupante». L'Etat «doit garantir un niveau de contrôle effectif à la hauteur des risques étendus et variés et d'enjeux de santé publique», estime-t-elle. «Un pilotage rigoureux des contrôles doit être instauré, au plan national comme au niveau de chaque agence régionale de santé».