Les célébrations d’un volleyeur américain, victime d’insultes homophobes, deviennent virales
sport•Jordan Lucas, volleyeur américain de 22 ans évoluant en NCAA (championnat universitaire) aime faire le show après ses coups gagnantsH. B.
Il est devenu une star des réseaux sociaux. Jordan Lucas, volleyeur américain de 22 ans évoluant en NCAA (championnat universitaire), ne s’attendait sûrement pas à une telle notoriété il y a encore quelques jours. Victime d’insultes homophobes de la part d’un commentateur sportif, lors d’un match télévisé entre Cal State Northridge et UC Irvine, et moqué par des internautes pour ses célébrations jugées « trop excessives », l’athlète californien de 22 ans a décidé de réagir avec humour.
Il a répondu à ses détracteurs en postant le 13 avril sur Instagram une compilation de ses meilleures célébrations, réalisées avec l’aide de Sally Deng, une vidéaste spécialisée dans le volley. La vidéo, devenue virale, a été likée par plus de 1,7 million de personnes et vue plus de 29 millions de fois. Et lui a permis d’obtenir 100.000 abonnés supplémentaires sur son compte Instagram.
« Je pratique le volley comme ça depuis mes 14 ans »
Après ses coups gagnants, le plus souvent après des smashs, le joueur d’1m92 aime en effet faire le show, en envoyant des baisers en direction de ses adversaires, en se recoiffant, se déhanchant, hochant la tête ou en faisant des signes de la main. Ce qui visiblement ne plaît pas à tout le monde.
« Je pratique le volley comme ça depuis mes 14 ans, donc ce n’est pas nouveau pour moi. Certains adorent, certains détestent. Mais c’est juste moi qui m’anime. Encore plus sur des matchs tendus », a raconté le réceptionneur-attaquant à la chaîne TMZ.
« On voit beaucoup d’athlètes hétéros dire des conneries et s’agiter », a-t-il également déclaré à Outsports. « C’est ça qui me motive : si je joue bien contre vous et que vous me provoquez, je ne me laisserai pas faire et je vous montrerai de quoi je suis capable », a ajouté le jeune sportif, étonné par l’engouement suscité par sa vidéo. « Les gens se mobilisent pour une cause dont on ne parle pas assez dans le sport, que ce soit à l’université, en amateur ou en professionnel : l’homosexualité. C’est un peu vertigineux, mais dans l’ensemble, c’est très positif. »


















