Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
DJI fait décoller son meilleur drone que nous avons testé sans nous crasher

Mavic 3 Pro : DJI fait décoller son meilleur drone et nous l’avons testé (sans nous crasher)

VIDEO« 20 Minutes » a profité de l’été pour s’envoyer en l’air avec le Mavic 3 Pro, sans doute le meilleur drone grand public de DJI
Notre test du stupéfiant drone DJI Mavic 3 Pro
Christophe Séfrin

Christophe Séfrin

L'essentiel

  • Hier joujoux pour les amateurs de sensations fortes, les drones sont désormais devenus les incontournables alliés des amoureux de belles images.
  • Avec son Mavic 3 Pro, DJI s’adresse ainsi aux passionnés, adeptes d’exploration et de captation vidéo.
  • Pari réussi pour ce quadricoptère lesté de trois objectifs, qui, vendu à partir de 2.099 euros tout de même, n’a pas son pareil pour nous éblouir.

Seul au monde. DJI, le fabricant de drones et d’accessoires pour la vidéo, n’a plus guère de concurrents sur le marché des petits aéronefs dédiés aux prises de vues aériennes. Son dernier Mavic 3 Pro que 20 Minutes a pu prendre en main, en témoigne.

Ce drone, plutôt dédié aux passionnés qu’aux simples amateurs (mais qui reste un appareil grand public), s’impose comme l’outil ultime pour immortaliser des vidéos sublimes vues d’en haut.

Le drone DJI Mavic 3 Pro permet d'immortaliser des images d'une qualité incomparable.
Le drone DJI Mavic 3 Pro permet d'immortaliser des images d'une qualité incomparable. - Christophe Séfrin/20 Minutes

Pour le prix d’un bel appareil photo…

Evacuons la question du prix. Le Mavic 3 Pro est cher (à partir de 2.099 euros, avec sa radiocommande à écran de contrôle). Certes, mais à l’heure où la création de contenus est devenue un sport international, il nous tenait à cœur de nous en saisir. Et de voir quelles différences l’appareil offrait en comparaison d’un petit drone de purs loisirs, comme le DJI Mini 3 (à partir de 629 euros, avec la même radiocommande) que nous avions testé quelques mois auparavant.

Au tarif d’un bel appareil photo, d’un téléviseur de grande taille, voire de certains iMac, la bête est belle et robuste. Pesant 958 g (contre 249 g pour son frêle aîné)*, elle rassure, même, quant à sa résistance.

Trois caméras pour traquer de plus belles images

Mais ce qui interpelle au premier coup d’œil, c’est sa nacelle. Là où le Mavic 3 Classic n’embarque qu’un capteur ; là où le Mavic 3 en propose deux ; le Mavic 3 Pro en ajoute un troisième.

Cette fois, place à un attelage composé de caméras de 24 mm (Hasseblad), 70 mm et 166 mm. Comme sur un smartphone qui multiplie ses objectifs afin de parer à tous types de prises de vues (de la macro à l’ultra grand-angle), le Mavic 3 Pro veut nous proposer des possibilités de filmer élargies, grâce à sa nouvelle caméra 70 mm. L’équivalent d’un téléobjectif moyen. Ainsi, la polyvalence du Mavic 3 Pro est-elle renforcée.

Le Mavic 3 Pro de DJI, désormais équipé de trois caméras.
Le Mavic 3 Pro de DJI, désormais équipé de trois caméras. - Christophe Séfrin/20 Minutes

Nous l’avons constaté, cet apport permet d’aller encore plus loin dans la recherche d’images parfaites, en valorisant notamment un sujet, en s’approchant plus près d’une personne ou d’animaux tout en gardant distance et restant discret, mais aussi en jouant sur la perspective. Les images gagnent ainsi en sensation de relief lorsque l’on aligne plusieurs sujets les uns derrière les autres (comme une personne, un monument et un décor naturel), avec des arrière-plans plus impressionnants.

Regret cependant : la différente taille des trois capteurs ** n’offrira pas forcément la même tonalité d’image, avec des couleurs qu’il pourra être nécessaire de retoucher en post-production.

Vols automatisés et sécurité

Reste qu’à l’essai et après quelques réglages préliminaires, le Mavic 3 Pro reste assez facile à prendre en main. On retrouve les commandes simples proposées par la radiocommande et ses deux joysticks et les possibilités de vols automatisés.

L’ActiveTrack permet ainsi au drone de suivre une cible définie dans ses mouvements (comme un sportif en pleine action ou un véhicule qui se déplace). Spotlight braque la caméra sur un point précis quels que soient les mouvements opérés par le drone. Enfin, le mode POI (pour Point d’Intérêt) met quant à lui le drone en orbite autour d’un sujet, avec une trajectoire de rotation automatiquement gérée par le quadricoptère. Pas mieux pour filmer avec les précautions requises le clocher d’une église, un piton rocheux, etc.

La radiocommande du DJI Mavic 3 Pro permet de parfaitement manoeuvrer le drone.
La radiocommande du DJI Mavic 3 Pro permet de parfaitement manoeuvrer le drone. - Sandrine Guilloux

Un doute ? Les innombrables tutos de DJI et de sa communauté présents en ligne répondent instantanément à toute question. Ils nous ont bien aidés, pour ne pas dire rassurés dans nos essais.

Tout comme la détection d’obstacle présente sur le Mavic 3 Pro équipé de huit capteurs spécifiques, qui nous a évité tout crash durant nos cinq à six vols, là où nous avions lamentablement planté le Mini 3 (qui est dépourvu de cette détection) dans un arbre, durant nos tests !

Des ressources à explorer

Filmant jusqu’en 5,1K à 50 images par seconde (mais aussi en 4K jusqu’à 60 i/s et 1080p à 60 i/s) et prenant des photos en 20 mégapixels ; pouvant zoomer jusqu’à 7x en optique, le Mavic 3 Pro produit donc des images éblouissantes. En les comparant avec celles tournées avec un Mini 3, il n’y a pas… photo ! Reste qu’il nous faudra plus qu’une poignée de vols pour dompter la machine.

S’il est simple d’emploi, ce quadricoptère possède d’innombrables ressources qu’il nous faudra explorer au fur et à mesure de nos sorties. Sa batterie, à l’autonomie de vol jusqu’à 43 minutes, en laisse largement le temps.

* En France, la législation impose notamment d’enregistrement du drone, de plus de 800 g, sur la plateforme AlphaTango.

** Format 4/3, équivalent 24 mm (f/2.8 - f/11) ; 1/1.3 pouce CMOS, 70 mm (f/2.8) et 1/2 pouce, 166 mm (f/3.4).