Des chaînes YouTube volées et revendues sous forme de NFT

ARNAQUE Mis en vente sur la plateforme OpenSea, les contenus volés ont, depuis, été supprimés

20 Minutes avec agence
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Illustration de YouTube.
Illustration de YouTube. — SOPA Images/SIPA

Les NFT – pour Non-fongible-token (jetons non fongibles) – continuent d’enflammer la toile. La popularisation, il y a près d’un an, de ces objets virtuels prisés des collectionneurs a entraîné une vague d’arnaques sur le web. Ainsi, depuis quelques jours, une série de   Youtubeurs spécialisés dans le jeu vidéo dénoncent sur Twitter le   vol de leur chaîne et de leur image par des individus dont le but est de les revendre sous forme de NFT.

D’après le site The Gamer, relayé par PhonAndroid, spécialisé dans le high-tech, le coupable serait un dénommé StakeTheWeb. Ce dernier aurait créé une page sur la plateforme de vente OpenSea dans le but de gagner de l’argent illégalement. « Franchement, je ne suis pas surpris qu’une sangsue profiteuse ait transformé ma chaîne en NFT, a ainsi déclaré le Youtubeur Jim Sterling sur Twitter. Aussi dégoûtant que cela soit, je trouve que cela se justifie - je n’ai pas consenti à cela, je ne veux pas de cela, et cela démontre tout ce que j’ai dit sur le fait que ce marché est irrespectueux et exploitant. De la racaille. »



Les contenus volés supprimés

Plus connu sous le nom de Caddicarus, Jim Caddick est suivi par 917.000 personnes sur YouTube : « Au moins, si tu as volé mon contenu et essayé de le vendre, fais-en un t-shirt. Un mug. Une horloge. Un truc. Que tu peux utiliser. Et apprécier. Vendre une photo de profil pour une collection que l’on peut faire soi-même sur un album photo Facebook, c’est franchement un nouveau niveau de pathétique », a-t-il lancé sur Twitter.



D’après PhonAndroid, la célèbre Youtubeuse Alanah Pearce aurait même été victime d’un détournement de son image pour en faire un montage pornographique. « Sans surprise, je viens d’être informée que quelqu’un a pris une image de moi, que je possède, y a ajouté un logo pornographique de marque déposée, et l’a dérobé pour la vendre comme un NFT. Naturellement, on ne m’a pas demandé la permission », a twitté la Youtubeuse ce dimanche avant d’annoncer qu’elle allait entamer des poursuites judiciaires.



Dans un communiqué, la plateforme OpenSea s’est défendue en assurant qu’elle dissuadait le vol et le plagiat : « Il est contraire à notre politique de vendre des NFT utilisant du contenu plagié. » Depuis, la plateforme a supprimé les contenus litigieux. D’après les estimations de la plateforme d’analyse des applications décentralisées DappRadar, le marché des NFT pesait 22 milliards de dollars à la fin de l’année 2021.