CES 2022 : Sparklin se démarque avec ses prises intelligentes pour véhicules électriques

TRANSPORTS Après une édition 2021 en virtuel, le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas retrouve sa forme originelle de mercredi à samedi avec ses allées, ses stands et ses innovations. La start-up Sparklin représente les Pays-de-la-Loire avec ses prises électriques intelligentes

Frédéric Brenon
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Laurent Stéphan et Thierry Jahier, cofondateurs de Sparklin.
Laurent Stéphan et Thierry Jahier, cofondateurs de Sparklin. — F.Brenon/20Minutes
  • En 2021, à cause du coronavirus, le CES de Las Vegas avait été uniquement virtuel. Ce mercredi, il s'est ouvert en présentiel et parmi les start-up présentes, on trouve Sparklin.
  • Cette entreprise nantaise présente ses prises électriques intelligentes.
  • La prise garantit une charge sécurisée et transmet des données de consommation.

Si l’usage des véhicules électriques est en train d’exploser dans le monde, de nombreux services sont encore à inventer pour accompagner ce développement. C’est ce qu’a compris Sparklin, une jeune société nantaise fabricant des solutions de recharge intelligentes et connectées. Fondée il y a peine plus d’un an par trois entrepreneurs, la start-up, qui est présente au  célèbre salon CES de Las Vegas cette semaine, a conçu une prise électrique dévolue à la charge lente (basse tension) des batteries. Discrète, elle s’installe dans n’importe quel garage ou parking, que ce soit pour une voiture, un vélo ou une trottinette.

Rien d’extraordinaire en apparence, sauf que la « Spark 1 » garantit une charge entièrement sécurisée grâce à son électronique embarqué. « Même si on se branche dessus, elle ne délivrera de l’électricité que si l’utilisateur est reconnu via son téléphone portable et a été préalablement autorisé, explique Thierry Jahier, l’un des trois cofondateurs. C’est une réponse à la problématique du vol qui existe sur les prises en accès libre, notamment la nuit sur les parkings. »

« Les possibilités d’usage sont multiples »

Autre particularité : la prise transmet en temps réel des données d’utilisation à une application mobile (durée de consommation, reste à charge, profil de l’utilisateur…). « C’est particulièrement utile pour un usage partagé, dans une entreprise ou une copropriété par exemple. Le paiement du service s’en trouve grandement facilité. On peut en tirer une facturation à la minute près. »

La prise connectée
La prise connectée - F.Brenon/20Minutes

Nettement moins chère qu’une borne de charge rapide, la prise, conçue à Nantes mais fabriquée en Asie, coûte environ 300 euros l’unité posée, auxquels il faut ajouter un abonnement au service de 5 euros par mois. Un prix « abordable » devant permettre de séduire les principaux clients visés : les hébergeurs touristiques (hôtels, campings…), les gestionnaires de parkings et les entreprises gérant une flotte de véhicules professionnels. « On peut aussi l’imaginer dans des ports, des marchés, des salles de coworking… Les possibilités d’usage sont multiples. Sauf là où les besoins sont ceux d’une charge de courte durée nécessitant une grande puissance, sur les stations d’autoroute par exemple », souligne Laurent Stephan, autre cofondateur.

« Le potentiel de croissance est immense »

Après une première série de 200 boîtiers lancée l’été dernier, Sparklin prévoit une livraison de 5.000 prises au cours du « premier trimestre 2022 ». Objectif : écouler 300.000 à 400.000 unités d’ici à cinq ans. « C’est relativement modeste, si l’on considère que le marché français en fera 7 millions à l’horizon 2030 », analyse Thierry Jahier. Pour parvenir à ses fins et entamer un développement international, Sparklin vise une levée de fonds de 5 millions d’euros dans l’année.

« Le potentiel de croissance des véhicules électriques est immense, prévient Laurent Stéphan. Nous n’en sommes qu’au début et ça va aller très vite. Il faut maintenant que les infrastructures suivent. » A moyen terme, Sparklin travaille aussi à la conception de prises de recharge spécialement adaptées pour les stations publiques de vélo.