Assaut du Capitole : Le prince Harry dit avoir « averti » Jack Dorsey, le patron de Twitter

RESEAUX SOCIAUX Le prince Harry dit avoir prévenu le PDG de Twitter que sa plateforme était utilisée pour créer de l’agitation politique dans la capitale américaine, avant les émeutes du Capitole du 6 janvier

H. B. avec AFP
— 
Le prince Harry.
Le prince Harry. — Janet Mayer/Startraksphoto.com

Le Prince Harry est sorti de son silence. Il a déclaré mardi qu’il avait « averti » le patron de Twitter que sa plateforme jouait un rôle dangereux dans la mobilisation d’extrémistes pro-Trump, la veille des émeutes du Capitole à Washington, le 6 janvier dernier.

« Nous avons échangé des emails avec Jack (Dorsey) », le patron du réseau social, a raconté le prince britannique lors d’une conférence en ligne organisée par Wired, un magazine américain spécialisé dans les technologies. « Je l’ai averti que sa plateforme laissait (des utilisateurs) organiser un coup d’Etat », a-t-il continué. « Cet email a été envoyé le jour d’avant et je n’ai jamais eu de réponse de lui depuis ».

« L’Internet devient un repaire de haine, de division et de mensonges »

« L’Internet devient un repaire de haine, de division et de mensonges. Ce n’est pas normal. Surtout pour n’importe qui ayant des enfants », a-t-il continué pendant une discussion sur la désinformation. « En tant qu’êtres humains, en tant qu’individus ayant la capacité de faire des choix et de prendre des décisions, ils pourraient s’inquiéter un peu plus de la sécurité des personnes », a-t-il développé.

Twitter a refusé de commenter les propos du Prince Harry.

Cinq personnes tuées dans l’assaut du Capitole

Fin 2020, la fausse rumeur des élections truquées, martelée par l’ex-président américain Donald Trump, a alimenté la colère de nombreux conservateurs et conspirationnistes. Des centaines d’entre eux ont envahi le Congrès pendant la certification de la victoire de Joe Biden le 6 janvier. Cinq personnes ont trouvé la mort pendant ou peu après l’attaque.

Toutes, conscientes des risques, avaient déjà pris des mesures pour tenter de juguler la désinformation et le recrutement par des organisations d’extrême droite. Elles ont été jugées largement insuffisantes par de nombreux élus et ONG.

Dans la foulée, Facebook, Twitter et les autres grandes plateformes ont banni Donald Trump et les mouvements extrémistes impliqués dans les émeutes.