Callisthénie : Qu’est-ce que ce sport de gainage extrême hypertendance ?
Cette discipline permet de reprendre le contrôle sur son corps et de décupler ses capacités physiques, seulement grâce au poids de son corpsDora Christian
L'essentiel
- La callisthénie consiste à développer ses capacités physiques, avec le corps comme seul outil.
- Outre les résultats esthétiques, la callisthénie permet de gagner en force, mobilité, puissance, équilibre.
- Les figures les plus simples, comme le drapeau ou l’équilibre, sont accessibles à tous avec un peu de pratique.
Plus vous voyez ces figures impressionnantes en vidéo, plus la callisthénie, cette pratique sportive très en vogue, vous paraît inaccessible. Pourtant, Brieuc Le Dantec, pratiquant de callisthénie et auteur du livre « Mon programme de callisthénie » (Ed. Marabout) assure qu’il était « tout sauf un sportif », sans « aucune coordination » quand il a commencé cette discipline. À 20 Minutes, il donne quelques astuces pour appréhender, en quelques semaines, ce sport aux postures spectaculaires.
C’est quoi la callisthénie ?
La callisthénie est bel et bien un sport à part entière. « C’est une discipline qui consiste à développer ses capacités physiques, avec le corps comme seul outil », explique Brieuc Le Dantec. À ne pas confondre avec le street workout, même s’ils présentent des codes communs : pratique en extérieur, exercices au poids du corps uniquement. Ni avec la musculation, car en callisthénie, l’objectif principal n’est pas l’hypertrophie (prise de masse musculaire), « bien qu’elle permette des transformations physiques », reconnaît le sportif.
« La callisthénie existe depuis l’Antiquité », raconte Brieuc. Le mot vient d’ailleurs du grec « kallos » (beauté) et « sthenos » (force), qui traduisent les deux objectifs de cette pratique : l’esthétique et la force. Mais aujourd’hui, la callisthénie est abordée comme une pratique visant un corps plus fonctionnel, un gain d’équilibre, une meilleure proprioception, de la puissance, de l’agilité, une meilleure longévité articulaire, et bien sûr le développement de la force pour contrôler son corps lors de l’apprentissage naturel de certaines figures.
Surmonter ses peurs, la clé de la progression en callisthénie
En callisthénie, il n’est pas nécessaire d’avoir de gros muscles pour progresser. Évidemment, il faut travailler sa force, son gainage et le travail nerveux, mais il n’est pas nécessaire de développer ses épaules à outrance, car force et volume musculaire ne sont pas équivalents.
Pour preuve, les postures les plus simples lorsqu’on débute en callisthénie sont l’équilibre, aussi connu sous le terme anglais « handstand », et le drapeau. Aussi impressionnantes qu’elles puissent être, « on peut y parvenir en une heure si on a déjà suffisamment de force, ou en quelques semaines si l’on part de zéro », assure Brieuc Le Dantec.
Pour réussir à faire l’équilibre par exemple, le principal obstacle est souvent le « barrage psychologique », qui empêche de franchir le cap. « Si l’on surmonte la peur pour ces deux figures, on peut y parvenir en deux mois avec de la régularité, et sans mobilité préalable », lance le pratiquant de callisthénie, qui encourage à ne pas se sous-estimer, quel que soit son âge ou son genre.



















