C’est quoi le « Bunda Strong », ce concept qui s’inspire de l’entraînement des danseuses du carnaval de Rio ?
Un dos renforcé, une taille gainée, et un fessier bien galbé à la cléDora Christian
L'essentiel
- Le cours Bunda, créé par Kaina Denard au studio KTRL, s’inspire de l’entraînement des danseuses du carnaval de Rio et propose de développer les fessiers.
- L’approche ne se limite pas au travail des fessiers, et combine hypertrophie, contrôle moteur, mobilité et stabilité.
- Avec une alimentation équilibrée et un entraînement progressif, le programme améliore la tonicité et la posture
Sur les réseaux sociaux, la silhouette en sablier fait rêver ! Et il existe deux façons pour s’en rapprocher : la chirurgie esthétique, avec son fameux BBL (« Brazilian Butt Lift »), qui consiste à prélever de la graisse sur différentes zones du corps pour la réinjecter dans les fesses. L’autre moyen, plus safe et moins cher, c’est le sport, grâce à des exercices de musculation. C’est notamment l’approche de Kaina Denard, fondatrice du studio de fitness KTRL, qui propose le cours Bunda, inspiré de l’entraînement des danseuses du carnaval de Rio.
Un BBL au naturel
« Bunda » signifie « fessier » en portugais. Le concept « Bunda Strong » est né « après avoir observé comment les danseuses du carnaval brésilien s’entraînent, que ce soit en musculation ou au sol », explique Kaina Denard. C’est en effet grâce à leur entraînement de renforcement musculaire acharné que les danseuses professionnelles du carnaval de Rio doivent leur endurance et leur galbe en béton, du haut de leurs talons aiguilles. « No pain, no gain », comme on dit…
« J’ai voulu emmener Bunda en France parce que j’ai constaté deux choses : un engouement massif pour le travail des fessiers, visible sur les réseaux comme dans les studios, et, en parallèle, beaucoup de programmes peu structurés sur le plan biomécanique », continue la fondatrice de KTRL.
Pour ces raisons, le cours de Bunda n’est pas uniquement concentré sur le fessier, mais connexe avec le travail du dos, de la taille, de la posture et de l’allure. « L’inspiration brésilienne n’est pas un argument marketing », se défend-elle. « Elle est dans la culture du mouvement : mobilité du bassin, connexion hanche – taille, tonicité sans rigidité, puissance dans la démarche », énumère la présidente. L’objectif étant de créer une silhouette forte et équilibrée, « pas seulement du volume ».
Un fessier plus fort oui, un fessier des réseaux, non !
« Ce n’est pas avec des poids de chevilles de 500 grammes que l’on développe réellement les grands groupes musculaires », lance Kaina Denard. Et en effet, c’est le travail en hypertrophie qui permet de faire grossir un muscle. On le sait ! D’ailleurs, « celle-ci fait partie intégrante de l’entraînement, mais elle est intégrée intelligemment : tension mécanique, temps sous tension, charges progressives », souligne la fondatrice de KTRL. « Mais la différence, c’est que nous ne misons pas uniquement sur la charge lourde. Nous combinons hypertrophie, contrôle moteur, mobilité et stabilité », poursuit-elle, car « un fessier fort n’est pas seulement volumineux. Il est fonctionnel, stable et performant ».
Avec une alimentation équilibrée, une séance par semaine améliore déjà la tonicité et la posture, en complément d’entraînements avec une surcharge progressive adaptée à son niveau. Mais attention : « On ne promet pas un 'fessier de carnaval' en quatre semaines, mais une progression mesurable et durable » en fonction de votre corps, insiste-t-elle. Si vous souhaitez un fessier plus galbé, c’est oui. Mais si vous espériez vous transformer en Kim Kardashian, vous risquez d’être déçus.



















