Attaque du Capitole : Un tribunal autorise la transmission au Congrès de documents de Trump

ETATS-UNIS Plus de 770 pages de documents vont ainsi être dévoilés, y compris des dossiers de ses anciens conseillers, un projet de discours et le compte rendu des appels téléphoniques de Donald Trump

20 Minutes avec AFP
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L'ombre de l'affaire sur l'attaque du Capitole le 6 janvier continue de peser sur l'ancien président.
L'ombre de l'affaire sur l'attaque du Capitole le 6 janvier continue de peser sur l'ancien président. — PHILIPPE MAGONI/SIPA

Alors que le rôle d’une cellule de crise constituée de conseillers de Donald Trump est au cœur de l’enquête sur l’assaut du Capitole le 6 janvier, un tribunal américain a autorisé ce mardi la transmission à la commission d’enquête parlementaire de documents que l’ancien président souhaitait garder secrets.

Donald Trump souhaitait notamment empêcher la diffusion à la commission d’enquête de la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, de centaines de documents incluant les listes de personnes lui ayant rendu visite ou l’ayant appelé le jour de l’attaque du Capitole. Les plus de 770 pages de documents comprennent les dossiers de son ancien chef de cabinet Mark Meadows, de son ancien conseiller principal Stephen Miller et de son ancien conseiller adjoint Patrick Philbin.

Parmi les autres documents que l’ancien président ne veut pas que le Congrès consulte figurent des mémos adressés à son ancienne attachée de presse, Kayleigh McEnany, une note manuscrite sur les événements du 6 janvier, ainsi qu’un projet de texte de son discours lors du rassemblement « Save America », qui a précédé l’attaque. Donald Trump espérait aussi bloquer la publication du journal quotidien de la Maison-Blanche – un compte rendu de ses activités, voyages, briefings et appels téléphoniques.

Le milliardaire républicain avait notamment invoqué le droit de l’exécutif à garder certaines informations secrètes. « Les présidents ne sont pas des rois et le plaignant n’est pas président », a cependant asséné la juge fédérale Tanya Chutkan dans le document judiciaire. « La cour soutient que l’intérêt du public exige de répondre favorablement aux vœux conjoints des branches législative et exécutive d’étudier les événements qui ont mené au 6 janvier », a-t-elle justifié.