Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Une campagne lancée sur TikTok veut alerter sur le danger des « nudes »

TikTok : Une campagne veut alerter les adolescentes sur le danger des « nudes »

RÉSEAUX SOCIAUXAprès avoir envoyé des photos dénudées, certaines jeunes filles deviennent la proie de proxénètes et prédateurs sexuels
20 Minutes avec agence

20 Minutes avec agence

Sur les réseaux sociaux, de plus en plus de jeunes filles envoient des photos d’elles dénudées en échange de cadeaux ou simplement d’attention. Ce phénomène inquiète deux associations, qui ont lancé une grande campagne de sensibilisation sur TikTok, très prisé des jeunes.

Cette campagne est un partenariat entre l’Open (Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique) et l’ACPE (Agir contre la prostitution des enfants), rapporte Le Parisien. Des vidéos et une sorte de quiz sont proposés aux utilisateurs de TikTok pour les sensibiliser aux dangers des « nudes », le nom communément donné à ces photos dénudées à caractère sexuel.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Les adolescentes « rêvent de célébrité »

« Il y a une montée en puissance du phénomène depuis cinq ans. Les réseaux sociaux […] sont aujourd’hui la porte d’entrée vers la prostitution de jeunes adolescentes ou même d’enfants », explique Thomas Rohmer, fondation de l’Open, au Parisien. « Le numérique est un facteur facilitant. Il désinhibe des gamines qui peuvent très vite faire de mauvaises rencontres en ligne et basculer dans la prostitution. »

Selon les associations et les experts, ce phénomène concerne surtout les jeunes filles de 12 à 18 ans, issues de tous milieux sociaux. « Elles sont très fragiles, rêvent de célébrité en regardant les vidéos des influenceuses à Dubaï », analyse Claude Giordanella, sexologue, pour le quotidien.

« Elles n’ont pas d’esprit critique, ne possèdent pas les codes de la séduction, estiment que c’est normal d’agir de la sorte », poursuit la spécialiste, basée à Paris. En parallèle de la campagne de sensibilisation, un groupe de travail a été lancé par le secrétariat d’État chargé de l’Enfance et des Familles d’Adrien Taquet. Des conclusions seront rendues en décembre prochain.