« Sans les mains ! » Elon Musk poste une vidéo d’un singe jouant à un jeu vidéo via un implant cérébral

TECHNOLOGIE « Bientôt nos singes seront sur Twitch et Discord haha », a tweeté l’entrepreneur milliardaire

H. B. avec AFP

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L'entrepreneur futuriste Elon Musk.
L'entrepreneur futuriste Elon Musk. — Susan Walsh/AP/SIPA

La vidéo a déjà été vue plus de 300.000 fois. Le milliardaire américain Elon Musk a publié vendredi sur son compte Twitter la vidéo d’un singe jouant au jeu vidéo Pong sans autre manette que le pouvoir de son cerveau, grâce à une puce connectée implantée dans son crâne par la start-up Neuralink.

« Un singe joue à un jeu vidéo de façon télépathique grâce à une puce dans son cerveau », a ainsi tweeté l’entrepreneur futuriste, patron de Neuralink, mais aussi fondateur de Tesla et SpaceX. « Bientôt nos singes seront sur Twitch et Discord haha », a-t-il ajouté.

Dans la vidéo, on peut voir le macaque Pager contrôler de ses yeux les mouvements d’une raquette pour empêcher que la balle ne tombe dans le vide, comme on pourrait le faire avec un joystick, un écran tactile ou les flèches sur un clavier.

« Aider les personnes paralysées ou souffrant de maladies neurologiques »

Le but de l’opération est de dévoiler au grand public le potentiel de Neuralink. « Les premiers produits Neuralink permettront à une personne paralysée d’utiliser son smartphone par la pensée plus vite qu’une personne avec ses doigts », a fait valoir Elon Musk. Il espère que les puces de Neuralink serviront d’abord à aider les personnes paralysées ou souffrant de maladies neurologiques. Mais l’objectif à long terme est de rendre les implants si sûrs, fiables et simples qu’ils relèveraient de la chirurgie élective (de confort).

En août dernier, la start-up avait présenté des cochons auxquels elle avait implanté le prototype de puce sans fil, de 23 mm de diamètre sur 8 mm d’épaisseur (comme une petite pièce de monnaie).

D’autres d’interfaces cerveau-machine sont en cours de développement. Facebook finance ainsi un projet pour traduire en mots l’activité du cerveau, via des algorithmes, afin de permettre aux personnes rendues muettes par des maladies neurodégénératives de parler à nouveau.