Brexit : 81.000 sites web britanniques hébergés par l'UE ont été suspendus

NOM DE DOMAINE Les propriétaires des sites mis en cause ont trois mois pour justifier de leur gestion d’un site européen et ainsi conserver leur nom de domaine

20 Minutes avec agence

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Le nom de domaine européen .eu, réservé aux citoyens des pays de l'UE. (illustration)
Le nom de domaine européen .eu, réservé aux citoyens des pays de l'UE. (illustration) — John Thys AFP/Archives

Plus de 81.000 sites web britanniques ont récemment été suspendus et ne sont plus consultables sur Internet. Et pour cause : ces sites disposent du nom de domaine européen « .eu » alors que le Brexit a été officiellement annoncé.

Depuis le 1er janvier, le Royaume-Uni ne fait plus partir de l’Union européenne. Selon l’Eurid, le gestionnaire de registre des noms de domaine « .eu », ses citoyens ne peuvent plus utiliser cette extension pour héberger leur site Internet. Les dizaines de milliers de sites concernés ont donc été suspendus, rapporte ZDNet relayé par Presse-Citron.

Trois mois pour régulariser

Selon un règlement de la Commission européenne, les sites Web en « .eu » ne peuvent effectivement être attribués qu’à des citoyens d’un pays membre de l’UE. Les sites britanniques hébergés sous ce domaine sont donc devenus des sites étrangers. La Commission européenne avait rédigé dès 2018 un document pour avertir les propriétaires de domaines de cette éventualité. Le Royaume-Uni comptait alors plus de 300.000 sites en « .eu ». De très nombreux citoyens ont donc vu venir la restriction et ont pris leurs dispositions pour se faire héberger sous un autre domaine.

Il reste donc 81.000 sites web concernés. L’Eurid précise que leurs propriétaires ont trois mois pour se manifester et justifier auprès de l’UE leur gestion d’un site estampillé « Europe » afin de conserver le nom de domaine. Après le 31 mars, tous les sites illégitimes seront retirés et les noms de domaine correspondants seront à nouveau disponibles à partir de janvier 2022.