Brexit : « Il y a encore des zones d’inquiétudes », pour les pêcheurs selon Jean-Yves Le Drian

PECHE Le ministre des Affaires étrangères était en visite sur le port de Lorient lundi

C.A. avec AFP

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Jean-Yves Le Drian était en visite à Lorient le 4 janvier pour rencontrer les professionnels de la pêche.
Jean-Yves Le Drian était en visite à Lorient le 4 janvier pour rencontrer les professionnels de la pêche. — MATHIEU PATTIER/SIPA

« Il y a encore des zones d’inquiétudes, d’incertitudes et des clarifications à mener ». Les mots sont signés du ministre des Affaires étrangères. En visite dans son bastion de Lorient, Jean-Yves Le Drian s’est fait le porte-voix des professionnels de la pêche, inquiets face à la signature de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Royaume-Uni dans le cadre du Brexit. Cet accord sur la pêche dans les eaux britanniques a été conclu in extremis le 24 décembre, entre Londres et Bruxelles, soulageant en partie la profession.

Les professionnels du secteur s’inquiètent notamment de la mise en œuvre des droits pour les bateaux dans la zone des îles anglo-normandes (Jersey et Guernesey) ou dans la zone « des 6-12 miles » où la pêche hauturière est autorisée.

Les Britanniques s’estiment « trahis »

L’accord prévoit de laisser aux pêcheurs européens un accès aux eaux britanniques pendant une période transitoire de cinq ans et demi, jusqu’en juin 2026. Pendant cette transition, l’UE devra progressivement renoncer à 25 % de ses prises. Un deal au goût amer pour les professionnels britanniques, qui s'estiment «trahis».

Selon Olivier Le Nézet, président du comité régional des pêches de Bretagne, « il est évident qu’on sent une certaine frustration du côté britannique. C’est pour cela qu’on a demandé à monsieur le ministre et son secrétaire d’Etat qu’ils puissent régler rapidement ce genre de problématiques, douanière, sanitaire, réglementaire, juridique ou en termes de cohabitation » dans les zones de pêche, a-t-il ajouté.