Amazon Echo 4: L’enceinte intelligente connaît enfin la (bonne) musique
TIK TECH•Avec Echo 4, Amazon parvient à hisser la qualité sonore de son enceinte intelligente à un niveau qu’elle n’avait pas encore atteintChristophe Séfrin
L'essentiel
- La quatrième génération de l’enceinte Echo d’Amazon change de paradigme avec un nouveau design sphérique qu’Apple adoptera prochainement pour son enceinte HomePod mini.
- Vendue 99 euros, Echo 4 s’équipe de quelques nouveautés, comme une passerelle Zigbee pour objets connectés, ainsi qu’un capteur de température.
- Mais la bonne nouvelle vient surtout de sa qualité sonore qui s’est nettement améliorée par rapport à la génération précédente.
Alors que la nouvelle enceinte HomePod mini d’Apple doit être lancée le 16 novembre, Amazon grille la politesse à son concurrent avec son enceinte Echo (4e génération), déjà disponible. Un peu plus volumineuse que sa future rivale (14,4 cm de base et 13,3 cm de haut pour Echo, contre 97,9 mm de base et 84,3 mm de haut pour l’HomePod mini), l’enceinte amazonienne est elle aussi sphérique. Amazon et Apple se seraient passé le mot qu’il n’en eut été autrement.
Surprise à l’oreille…
Ceux qui ont déjà installé un appareil de la gamme Echo n’y perdront pas leur latin. Pour les novices : une fois l’application Amazon Alexa téléchargée et l’Echo branchée sur secteur, il n’y a plus qu’à se laisser guider pour que l’enceinte accouche de ses premiers sons en quelques minutes. « Alexa, joue du Keith Jarret ! ». Si l’on a pris soin d’associer les Skills (les mini-programmes pour les services et produits compatibles Alexa, à sélectionner dans l’application), le piano du musicien qui a récemment créé l’émoi en annonçant au New-York Times la fin de sa carrière sur scène se met en éveil. Surprise : le son semble bon.
En Wifi ou Bluetooth
La version de Round Midnight par Jarret avec Charlie Haden à la contrebasse se la joue sensuelle, avec une restitution très chaleureuse. Echo comme écrin ? Pour monter le volume, une pression continue sur le symbole « + » au sommet de l’appareil lui permet de dévoiler son bel organe : l’enceinte sait donner de la voix.
Durant la manipulation (qui peut également s’effectuer par commande vocale), un halo lumineux blanc dans la base d’Echo se réveille. Si l’on a posé l’enceinte sur un support de couleur claire, c’est aussi joli qu’avec un téléviseur Philips Ambilight devant un mur blanc. Le halo est bleu et mauve lorsque l’on interroge Alexa. On peut aussi connecter l’enceinte en Bluetooth. « Alexa, active le Bluetooth », et l’appareil devient visible par n’importe quel smartphone ou tablette.
Une qualité audio en forte progression
Changement de registre. « Alexa, joue Black Eyed Peas »… Les basses sont bel et bien présentes, peut-être parfois un peu étouffantes. A fort volume (à max, quoi !), on se confronte vite avec les limites de la boule. Les boules ? Du fait de l’absence de distorsion, la musique s’écoute toujours, mais on sent que lorsqu’elle est forte, elle n’est pas aussi bonne. Reste qu’à volume modéré, Echo se donne : Maroon 5, Tryo, Gecko Turner, Gorillaz, Julien Doré, Ben Harper… ont accompagné nos essais.
Où l’on constate que la qualité audio d’Echo 4 à fortement progressé par rapport à celle d’Echo 3. Un bon traitement Dolby Audio est passé par là, mais pas seulement. L’enceinte intègre un woofer de 3’’/7,6 cm orienté vers le haut et deux tweeters latéraux de 0,8''/2 cm. Le son reste mono, mais il est possible de coupler deux Echo pour former un duo.
Zigbee pour certains objets connectés
Nouveauté : l’enceinte intègre une passerelle Zigbee. Cela n’a l’air de rien, mais cet ajout permet de jumeler nombre d’objets connectés à faible consommation d’énergie, comme des capteurs d’ouverture de porte qui, du coup, n’ont plus besoin d’un hub pour fonctionner. Qui plus est, le protocole Zigbee permet également de connecter des objets connectés compatibles éloignés en Bluetooth Low Energy, comme une sonnette de rue. Cela évite de se prendre la tête avec un réseau Wifi de qualité insuffisante pour ce type de jumelage.
Cerise sur la techno : Echo a avalé un capteur de température. L’idée n’est pas seulement de demander « Alexa, quelle température fait-il ? », mais de programmer des routines. Nous avons ainsi pu associer un thermostat connecté Nest à Echo et programmer, lorsque la température passait sous la barre des 18° un déclenchement de chaudière sur un créneau horaire déterminé. Voilà qui nécessite de plonger un peu dans les méandres de l’application Amazon Alexa, mais cela fonctionne.
Le plastique plus fantastique
Enfin, Amazon revendique des progrès environnementaux. Même si cela peut sembler antinomique avec l’image du webmarchand, l’enceinte Echo serait fabriquée avec 100 % d’aluminium recyclé, 100 % de tissu recyclé et du plastique « en partie recyclé ».
Et elle disposerait d’un mode d’économie d’énergie en période d’inactivité qui réduirait son empreinte écologique. C’est le type de discours qui revient actuellement en force, comme chez Apple ou Huawei qui annoncent (une nouvelle fois) verdir leur production et leur distribution.
Google et Apple en embuscade
A 99 euros, l’enceinte Echo 4 d’Amazon peut être considérée comme un bon investissement. A ce prix, et en attendant l’HomePod mini, elle possède une concurrente très sérieuse : la nouvelle enceinte Nest Audio qui offre peu ou prou des performances sonores identiques. Ce qui fera la différence : le design, l’interface, mais aussi l’écosystème de produits que vous pourrez vouloir associer à l’un ou l’autre de ces appareils.



















