Instax Square SQ1: Fujifilm met la photo instantanée au format carré à la portée de tous

PHOTO Avec son nouvel appareil photo Instax Square SQ1, Fujifilm zoome sur la photo instantanée au format carré et cible une clientèle élargie

Christophe Séfrin

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Notre test de l'Instax Square SQ1 de Fujifilm — 20 Minutes
  • Le regain d’intérêt pour la photo instantanée ne se dément pas. Leader dans ce secteur, Fujifilm agrémente sa gamme avec l’Instax Square SQ1.
  • Vendu 129 euros, cet appareil prend des photos au format carré. S’il n’est pas le premier à proposer ce format, il est le plus simple dans cette catégorie et ne nécessite aucun réglage.
  • A l’arrivée, la qualité des images révélées en 90 secondes reste honorable mais le SQ1 fait moins bien que le SQ20, vendu plus cher, mais qui permet d’éviter, lui, les photos ratées.

A quelques mois de Noël, les idées cadeaux de fin d’année fusent chez les constructeurs. Parmi eux, Fujifilm dont les appareils photo instantanés séduisent les jeunes. Ces petits boîtiers colorés qui impriment des photos en 90 secondes font partie depuis quelques années des « must have » au pied du sapin. Mais pour Noël 2020, la marque aux appareils Instax change légèrement de braquet et propose avec son Instax SQ1 un appareil photo au « format carré » sans réglage.

L'Instax Square SQ1 ne nécessite aucun réglage.
L'Instax Square SQ1 ne nécessite aucun réglage. - FUJIFILM

Un nouveau virage vers le « carré »

Qu’on se le dise : l’Instax Square SQ1 n’est pas le premier appareil photo au format carré de Fujifilm. Les SQ6, SQ10, SQ20 l’ont précédé. Mais signe des temps, le constructeur semble vouloir opérer un nouveau virage vers le format carré. « L’idée est aussi de séduire une clientèle plus âgée », confie-t-on chez Fuji à « 20 Minutes ». Il est vrai que les traditionnels appareils Instax avec leurs photos rectangulaires minuscules peuvent vite trouver leurs limites passé le cap d’une soirée masquée bien arrosée. Avec le SQ1, Fujifilm élargit le champ des possibles. Mais se la joue minimaliste.

Un agréable côté vintage

Le design de l’appareil pour commencer : épuré, très carré (presque anguleux) et coloré, il se veut unisexe. Le SQ1 est disponible en orange, bleu et blanc. Avec sa dragonne assortie, l’objet possède son petit charme bien que restant assez encombrant (11,83 x 11,6 x 6,82 cm pour 307 g). Il s’en dégage un agréable côté vintage. C’est fait exprès.

Les photos au format carré se révèlent en 90 secondes.
Les photos au format carré se révèlent en 90 secondes. - FUJIFILM

Les fonctions, pour continuer. Parmi les différents appareils SQ qui se sont succédé chez Fujifilm, le SQ1 reste le plus sobre. Il y a juste à tourner l’objectif vers la gauche (une fois pour réaliser une photo classique, deux fois pour un selfie ou un gros plan), à effectuer sa visée et à appuyer sur le déclencheur. Au passage, on apprécie la grosse poignée grip qui permet une bonne prise en main. La place du déclencheur qui tombe très naturellement sous le pouce lorsque l’on prend un selfie est également bien vue.

Sans aucun réglage

Mais rien à voir avec le SQ6 (119 euros) qui propose différents modes d’exposition, un retardateur et un flash désactivable. En encore moins à voir avec le SQ20 (189 euros) et son écran de contrôle, sa possibilité de petites retouches sur les photos et celle de n’imprimer que les vues désirées. Le nouveau SQ1, lui, ne propose rien de tout cela. Intégrant un contrôle d’exposition automatique, son flash n’est même pas désactivable. Bref, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton et croiser les doigts.

Des photos de qualité aléatoire

La qualité des images, enfin. Bien évidemment, nous n’attendions pas du SQ1 qu’il révolutionne la photo instantanée. Sans surprise, celles révélées en 90 secondes restent assez ordinaires, exemptes de détails (Fujifilm ne communique d’ailleurs pas la définition du capteur du SQ1). Certaines affichent même un léger flou.

La qualité des photos révélées par le SQ1 peut différer selon le type de prise de vues.
La qualité des photos révélées par le SQ1 peut différer selon le type de prise de vues. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

Malgré l’omniprésence du flash, quelques vues en intérieur peuvent se révéler sous-exposées, « bouchées ». D’autres surprennent par une certaine netteté. Il faut plutôt être en extérieur pour être garanti d’une photo réussie. Au final donc, les résultats restent assez diffus. Mais l’immédiateté est là. Le plaisir du partage aussi. Les personnes que nous avons photographiées avec le SQ1 ont toutes voulu repartir avec LEUR photo.

Format aidant (86 x 74 mm pour le tirage avec une vue intérieure de 66 x 66 mm), il est d’ailleurs plus facile de réaliser des selfies de groupe qu’avec un classique Instax aux images au format carte de crédit (54 x 86 mm). Et l’on ne se pose plus la question du format («Portrait » ou « Paysage »), toutes les photos se prenant ici de la même façon.

Des adeptes plus nombreux

Reste le prix des images. Le classique pack de 10 vues vaut 9,99 euros (soit 0,99 euro la photo), le pack avec des photos aux bordures arc-en-ciel vaut 10,99 euros (1,09 euro la photo) et le (nouveau) pack monochrome vaut 11,99 euros (1,19 euro la photo). Selon Fujifilm que nous avons interrogé, les possesseurs d’un appareil Instax Mini (photos rectangulaires) consomment 3 à 4 packs de photos par an. Ceux d’un Instax Square (photos carrées) de 7 à 8 packs par an. On comprend mieux pourquoi Fujifilm veut remettre la photo carrée sur le devant de la scène.