Instax mini Link de Fujifilm: la solution ultime pour imprimer les photos prises avec un smartphone

PHOTO Fujifilm transforme nos smartphones en appareils photo instantanés avec sa nouvelle imprimante nomade Instax mini Link que « 20 Minutes » a testée

Christophe Sefrin
— 
On a testé la fonction «impression photo d'après vidéo» de l'Instax mini Link de Fujifilm — 20 Minutes
  • Avec son Instax mini Link, Fujifilm innove avec une nouvelle imprimante pour smartphone aux nombreuses fonctionnalités.
  • Lancée à 119 euros et vendue 99 euros durant les fêtes, l’appareil multiplie à force de filtres et de fonctionnalités les prétextes pour nous faire imprimer des photos.
  • Celles-ci sont de plutôt bonne qualité, mais leur coût unitaire à 85 centimes d’euro les rend encore onéreuses.

Fujifilm, leader incontesté sur le marché de la photo instantanée, lance une nouvelle imprimante pour smartphone, l’Instax mini Link. Après l’Instax Share SP-3 qui était dévolue à l’impression de photos au format carré, la mini Link est, elle, dédiée aux vues au format carte de crédit (86 x 54 mm).

Compacte*, la mini Link fonctionne avec une nouvelle application iOS/Android qui offre un éventail de possibilités d’impressions particulièrement étoffé. Le but de Fujifilm est de faire de son appareil une imprimante « sociale, fun et surprenante » (sic !). Les jeunes utilisateurs composent la cible privilégiée de la marque japonaise qui table sur les fiestas et autres petites réunions entre amis pour que son imprimante déverse ses photos. Il faut dire qu’à l’essai, la mini Link est effectivement conviviale.

De nombreuses possibilités d’impression

Connectée en Bluetooth, la machine permet de réaliser des impressions « simples » d’une image choisie dans la bibliothèque de son smartphone, des « impressions collages » (plusieurs photos réunies en une seule) et même des impressions « fractionnées » où une photo peut être dissociée en deux images distinctes. Petit effet mosaïque garanti une fois accrochées au mur.

De nombreuses possibilités de personnalisation sont proposées.
De nombreuses possibilités de personnalisation sont proposées. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

Une bonne trentaine d’effets ou de cadres peuvent également être superposés aux images imprimées. Le tampon « Merry Christmas » possède un certain potentiel pour les prochains jours. Celui « Happy New Year » fera fureur en janvier.

Extraire une photo d’une vidéo

On apprécie aussi l’arrivée de l’impression vidéo sur la mini Link. Le procédé, inauguré par Fujifilm sur son appareil photo instantané SQ20 il y a tout juste un an, a de quoi séduire. Ainsi, il est possible d’extraire de n’importe quelle séquence vidéo (de moins de trois minutes) une ou des images que l’on pourra imprimer comme de classiques photographies.

L'impression de photos depuis des vidéos sur l'Instax mini Link de Fujifilm.
L'impression de photos depuis des vidéos sur l'Instax mini Link de Fujifilm. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

Cela fonctionne très bien et le principe est d’autant plus intéressant que l’on obtiendra beaucoup puis facilement une vue parfaite et nette arrachée à une scène en mouvement (une personne soufflant ses bougies d’anniversaire ; une scène sportive, un concert…) qu’à partir d’une simple photo au résultat plus aléatoire. Instagram devrait s’en inspirer pour séduire ses utilisateurs…

Des fonctions pour pousser à la consommation

Fujifilm profite de sa nouvelle imprimante pour s’aventurer en terrain plus glissant. En logeant un capteur de mouvement dans sa machine, le constructeur propose de nouvelles fonctions supposées ludiques. Exemple : la possibilité d’utiliser son smartphone comme appareil photo Instax et de le piloter depuis l’imprimante. Un mouvement faisant passer l’imprimante d’une position verticale à une position horizontale a pour effet de zoomer/dézoomer dans l’image… Peu convaincant.

Placer l’imprimante la tête en bas, aura par ailleurs pour effet de réimprimer la dernière photo imprimée. Une fonction clairement présente pour nous faire consommer du papier… Une autre, supposée collaborative : l’imprimante peut réaliser à l’aveugle une photo composite à l’aide de cinq images provenant de cinq smartphones différents… Evidemment, personne ne voit les photos avant que la machine n’imprime sa composition !

Mieux qu'un speed dating: la fonctionnalité Test de compatibilité.
Mieux qu'un speed dating: la fonctionnalité Test de compatibilité. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

Une dernière fonction (franchement gadget) se nomme « Test de compatibilité ». Deux personnes se prennent en photo ensemble puis répondent tour à tour à un questionnaire dans l’application. Selon les réponses fournies, l’imprimante évalue le pourcentage que cela « matche » entre les participants et imprime évidemment la photo avec les résultats (en anglais) aux questions posées. Tinder, tout ça…

Des photos de bonne qualité

Cela pourrait presque nous faire oublier que les impressions de la mini Link sont de plutôt bonne qualité. En offrant la possibilité de moduler la luminosité, les contrastes et la saturation de nos images avant de les imprimer, Fujifilm offre les bons outils pour obtenir des photos très correctes. Si elles manquent un peu de piqué, elles possèdent cependant des couleurs bien dosées. N’hésitez pas à forcer un peu sur les contrastes, voire à utiliser le filtre nommé « Automatique » pour pallier l’effet un peu délavé naturel des photos instantanées.

L'imprimante Instax mini Link.
L'imprimante Instax mini Link. - FUJIFILM

Comptez 15 secondes environ pour la photo soit extraite de la mini Link, puis trois à quatre minutes pour qu’elle se révèle. C’est plus rapide qu’avec les photos Polaroid qui nécessitent quinze minutes pour êtres parfaitement révélées. Vendue 99 euros**, la mini Link de Fujifilm convoque des cartouches de 10 feuilles vendues 16,99 euros le bipack, soit 0,85 euro la photo, ce qui n’est pas donné. Nous avons vérifié l’autonomie sur batterie de l’imprimante à 20 tirages environ. Pour le réveillon, chacun est prié de venir avec son propre pack de films…

*90,3 x 34,6 x 124,5 mm pour 210 g, disponible en blanc, bleu et rose.

** 119 euros à partir du 3 janvier.