Taïwan : Une Tesla en mode « autopilot » percute un camion à pleine vitesse sur l’autoroute

ACCIDENT Le système d’assistance à la conduite n’a pas pu dissocier la couleur du camion de celle du ciel

20 Minutes avec agence

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Un Model 3 de Tesla dans une boutique du Colorado.
Un Model 3 de Tesla dans une boutique du Colorado. — David Zalubowski/AP/SIPA

Un accident impliquant une Tesla Model 3 et un camion à Taïwan met en cause l’efficacité de l’Autopilot équipant la voiture californienne, rapporte le média spécialisé 01.Net. L’accident s’est déroulé sur l’autoroute 1, ce lundi, aux premières heures du jour. Sur les images de vidéosurveillance diffusées par le média CNA, on voit un camion couché sur le flanc sur les deux voies de gauche et la Tesla foncer dessus, sans ralentir. De quoi jeter le trouble sur le système de pilotage automatique mis au point par l’entreprise de voitures autonomes.

Le ciel et le véhicule, indissociables

Le propriétaire du véhicule électrique a affirmé qu’il avait fixé automatiquement la vitesse à 110 km/h et que l’Autopilot était activé. Le système aurait normalement dû lui permettre d’éviter cet accident. Sur les images, on voit qu’avant l’accident, d’autres véhicules évitent le camion couché en travers de la route. Mais quand c’est au tour de la Tesla, bien qu’elle semble freiner, elle finit sa course dans le toit du camion.


Si la Model 3 ne s’est pas arrêtée, c’est que l’Autopilot n’a pas identité le camion couché comme un véhicule, ni comme un obstacle. Le premier accident mortel impliquant une Tesla Model S s’est produit il y a quatre ans et il concernait une collision entre une voiture électrique et un camion s’engageant dans un virage, rappelle 01.Net. Ce jour-là, le camion était blanc et le ciel clair : une situation similaire à l’accident taïwanais.

L’autonomie, en pleine contradiction

Si l’Autopilot est une aide précieuse dans la conduite, il ne dispense pas le conducteur d’être attentif. Ce dernier doit toujours garder les deux mains sur le volant. Dans le cas contraire, au bout de quelques secondes, des messages sont envoyés au conducteur. Comme l’indique Tesla sur son site : « les fonctionnalités actuelles de l’Autopilot exigent une surveillance active de la part du conducteur et ne rendent pas le véhicule autonome ».

Pourtant, Elon Musk, le patron de Tesla, avait indiqué que l’Autopilot transformerait les modèles de la marque en véhicules autonomes d’ici la fin de l’année. Il faudra peut-être prévoir quelques mises à jour.