VIDEO. Vendée : Précision, concentration… C’est parti pour la pratique du drone soccer

LOISIRS Cette discipline, venue de Corée du Sud, est connue en France depuis deux ans seulement. Samedi et dimanche, à Ludylab, en Vendée, vous pourrez découvrir et tester le drone soccer

David Phelippeau

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L'arène pour pratiquer le drone soccer.
L'arène pour pratiquer le drone soccer. — D.P. / 20 minutes
  • Le drone soccer, une discipline venue de Coré du Sud, est un mélange entre pilotage de drone à vue et de soccer, le tout dans un espace de jeu appelé arène.
  • Samedi et dimanche, à Ludylab, en Vendée, il sera possible de tester ce sport tout jeune en France.

Avec ce vrombissement assourdissant, on se croirait en plein élevage d’apiculture. Comme si un tourbillon d’abeilles tournoyait autour de nous. En réalité, une rencontre de drone soccer vient de débuter devant nos yeux dans la petite arène (de 18 m2) de Ludylab, le grand espace 2.0 créé il y a presque deux à Chambretaud en Vendée. Le duo Gonzague-Martin affronte celui composé de Raphaël et Thomas. Manette en mains, les garçons sont extrêmement concentrés.

Objectif : marquer le plus de buts possible, comme au football en somme, sauf que le ballon n’est autre qu’un drone protégé des chocs par une sphère en forme de squelette de balle. Seul un drone dans chaque équipe, appelé « striker », peut marquer s’il traverse le donut adverse ou le cercle suspendu. Les autres défendent et doivent empêcher le drone ballon (d’une couleur différente) de s’engouffrer dans le cerceau. Il faut faire vite car les batteries tombent vite en rade.

Un drone ballon.
Un drone ballon. - D.P. / 20 minutes

D’ailleurs, les rencontres, le plus souvent entre deux équipes de trois ou cinq joueurs, comptent trois manches de trois minutes. « Il faut essayer de faire partir de loin le drone pour qu’il prenne le plus de vitesse possible », conseille Raphaël dans un style offensif. Plutôt défensif, Martin explique l’importance « de bien conserver son drone au-dessus de son donut pour aller taper par-dessus le drone ballon et l’empêcher de marquer ».

Concentration, patience, précision… Les quatre garçons ne quittent pas des yeux leur drone, « tout en ayant une vision périphérique du terrain pour voir où sont les autres », précise Martin. « Plus il y a des joueurs, plus c’est compliqué. » La discipline requiert une sacrée maîtrise. « Quand le drone ballon cogne quelque part, il tourne dans tous les sens, explique François Routhiau, un des fondateurs de Ludylab. Tout le monde peut y jouer, ce n’est pas aussi compliqué que du pilotage de drone de course. »

Game of drones samedi et dimanche à Ludylab

Trois minutes plus tard, les batteries sont vidées. Fin de l’avalanche de buts et de la première manche : 11-9. L'année prochaine, le terrain de jeu va s’agrandir. L’arène fera pas loin de 100 m2 et recevra quelques compétitions. La formation, composée de salariés de Ludylab, espère bien se frotter avec d’autres équipes, rompues à la discipline venue de Corée du Sud et vieille de deux ans en France.

Samedi et dimanche, dans le cadre de l’Innovation week, Ludylab, « ce laboratoire vivant où on apprend en s’amusant » installé en pleine campagne vendéenne, organise la troisième édition du Game of drones. Une occasion unique de découvrir et tester les drones sous toutes leurs facettes, et évidemment pour la première fois dans la région de s’essayer au drone soccer. « Cette discipline devrait faire des émules », espère François Routhiau.

Game of drones ce week-end

Entrée gratuite samedi (16h à 20h) et dimanche (10 à 17h) pour Game of drones à , à Chanverrie.