Benjamin Valtin, à gauche, et Nicolas Gambini, inventeurs d'Ibubble.
Benjamin Valtin, à gauche, et Nicolas Gambini, inventeurs d'Ibubble. — Adrien Max / 20 Minutes

INNOVATION

VIDEO. Marseille: «Ibubble», le premier drone sous-marin autonome pour le grand public

La startup Notilo plus présentait mercredi Ibubble, le premier drone sous-marin autonome grand public... 

  • La start-up Notilo plus a présenté Ibubble, le premier drone sous-marin autonome grand public mercredi à Marseille.
  • Il peut être piloté soit par une télécommande, soit suivre sa cible, soit être programmé pour suivre un parcours donné.
  • Il est commercialisé au prix de 3.999 euros, avec une autonomie d’une heure et la capacité de plonger à 60 mètres.

Après la conquête des airs, la conquête des mers. La start-up Notilo plus présentait ce mercredi son nouveau drone sous marin, le Ibubble, à Marseille. Jaune, comme la couleur des sous-marins scientifiques, le Ibubble s’adresse aux particuliers comme aux professionnels grâce à ses multiples fonctions.

Le drone sous-marin Ibubble présenté à Marseille.
Le drone sous-marin Ibubble présenté à Marseille. - Adrien Max / 20 Minutes

« Il peut être piloté de diverses façons », explique Nicolas Gambini, directeur général de la start-up et responsable de la recherche et du développement. Par une simple manette qui s’apparente à celles des consoles de jeux, les joysticks permettent au sous-marin de se mouvoir de gauche à droite, d’avancer ou de reculer, et de plonger jusqu’à une profondeur de 60 mètres. Mais cette technique nécessite un câble afin que Ibubble et la télécommande communiquent entre eux.

Un drone autonome

« La principale difficulté réside dans le fait que les ondes ne traversent pas l’eau », rappelle Benjamin Valtin, directeur commercial et marketing. C’est sur ce point qu’Ibubble est innovant, il peut également se déplacer sous l’eau sans être rattaché à la terre par un câble. « Grâce à une communication acoustique, comme un sonar, le drone peut directement suivre une personne sous l’eau équipée d’une télécommande. La technologie de vision par ordinateur permet ensuite à Ibubble de repérer sa cible et de la suivre », précise Nicolas. Ainsi, le plongeur peut se mouvoir en toute liberté, tout en étant filmé par Ibubble.

Phil Simha est photographe sous-marin et instructeur de plongée en Suisse. Il a participé à la phase de test d’Ibubble. « C’est un assistant pédagogique incroyable. La vidéo permet de visualiser certaines choses qui n’ont pas forcément été ressenties lors de la plongée. En tant que moniteur on ne peut pas se permettre de filmer, on doit toujours avoir les mains libres. Ibubble nous offre une autonomie et surtout des images d’une qualité extraordinaire. Pourtant on l’a testé dans de l’eau verte, avec très peu de luminosité. Les élèves étaient bluffés », raconte ce passionné.

Trois millions d’euros investis

Le drone sous-marin dispose aussi d’une troisième fonctionnalité, il peut être programmé pour mener à bien des missions autonomes grâce à la géolocalisation. « Il suffit de rentrer les dimensions d’un barrage, le sous-marin va ensuite l’inspecter lui-même. A son retour, il aura enregistré l’endroit exact où se trouve une fissure par exemple », détaille Nicolas, fier de leur invention. La start up de 18 personnes est d’ailleurs en discussion avec la compagnie CMA-CGM pour l’inspection de coque de bateau, ainsi qu’avec EDF. Elle travaille déjà avec les plongeurs de combat de Saint Mandrier.

Ibubble, le drone sous-marin, lors de sa présentation à Marseille (le cable permet le retour vidéo en direct).
Ibubble, le drone sous-marin, lors de sa présentation à Marseille (le cable permet le retour vidéo en direct). - Adrien Max / 20 Minutes

Il aura fallu plus de deux ans de développement et plus de trois millions d’euros d’investissement pour que le Ibublle puisse enfin prendre la mer. De manière générale, sa prise en main très facile, et sa stabilité sont remarquables. C’est d’ailleurs l’un des autres atouts de ce drone grand public qui se vend à 3.999 euros.

Son autonomie est d’une heure sous l’eau, avec la possibilité d’interchanger les batteries. Tous types d'« action caméra » peuvent y être installés afin « de pouvoir suivre l’évolution des technologies ». « Les premiers modèles ont été livrés la semaine dernière aux personnes qui nous ont suivis dans le crowdfunding, c’était génial de voir leurs réactions », raconte Benjamin. Ce n’est donc que le début de cette nouvelle exploration.