Saint-Etienne: Une femme voulait livrer des colis à un détenu grâce à un drone... mal piloté!

JUSTICE L'ex-petite amie d'un détenu vient d'écoper d'une peine de prison avec sursis pour avoir tenté, en vain, de livrer des colis (nourriture et téléphone) à la prison de La Talaudière (Loire) via un drone...

J.L.

— 

Photo d'illustration d'un drone. Drew Angerer/Getty Images
Photo d'illustration d'un drone. Drew Angerer/Getty Images — AFP

L’essor des drones commence à inquiéter le personnel pénitentiaire. Mais encore faut-il savoir bien le piloter pour livrer des colis aux détenus. C’est la mésaventure qui est arrivée à une femme de 21 ans, les 8 et 9 juillet, aux abords de la prison de La Talaudière (Loire). Les riverains ont découvert un drone « de pratiquement 2.000 euros » survolant la maison d’arrêt près de Saint-Etienne, comme l’explique Le Progrès.

Ce drone portait, à l’aide d’un fil de cuivre, un colis alimentaire, puis le jour suivant un iPhone, un chargeur de batterie et une clé plate. Problème : le premier colis a atterri hors de portée des détenus puis le second… dans un jardin du quartier.

« Quelqu’un d’habile peut piloter un drone à distance, de 600 m voire 1 km »

Ces étonnants envois étaient destinés à un détenu de 26 ans, condamné à dix ans de prison pour viol aggravé en réunion et qui devra être rejugé aux assises. Ex-petite amie du détenu, la jeune femme avait suivi une formation de pilotage accélérée et contrôlait l’appareil depuis son téléphone.

Elle vient d’écoper d’une peine de prison avec sursis, comme le père du détenu, qui avait confectionné les colis. Comme l’explique Thierry Marchand, secrétaire adjoint UFOP de la pénitentiaire : « Quelqu’un d’habile peut piloter un drone à distance, de 600 m voire 1 km, et peut le faire se poser et repartir ». Ce n’était visiblement pas le cas en juillet à La Talaudière.