Google: Le projet de moteur de recherche censuré pour la Chine a-t-il vraiment été abandonné ?

RÉVÉLATIONS Trois employés affirment que le géant du net travaille toujours sur le très controversé projet Dragonfly

20 Minutes avec agence
— 
Un stand de Google à Yiwu dans l'est de la Chine le 11 avril 2016
Un stand de Google à Yiwu dans l'est de la Chine le 11 avril 2016 — STR AFP

Google a-t-il abandonné le projet Dragonfly, nom de code pour un possible moteur de recherche censuré en Chine ? Il semblerait que non. De nouvelles informations, révélées par The Intercept ce lundi, sèment le doute.

Le média américain a interviewé trois employés de Google qui, sous couvert d’anonymat, ont affirmé que la multinationale travaillait toujours sur le projet. Les salariés pointent du doigt plusieurs modifications effectuées dans le code informatique du moteur de recherche avorté. Depuis décembre 2018 – date à laquelle Google a annoncé l’arrêt du projet –, près de 900 modifications ont été réalisées, relaie Numerama.

Démenti de Google

Par ailleurs, une centaine de salariés serait toujours affectée à la mission Dragonfly. La firme maintiendrait donc « un budget pour les possibles travaux en cours ». De plus, les employés affectés au projet auraient reçu l’ordre de « terminer le travail » et non d’abandonner purement et simplement le projet.

Un porte-parole de Google a démenti ces allégations ce mardi. Dans un e-mail relayé par Cnet, le PDG Sundar Pichai assure que le projet Dragonfly est bel et bien mort. « Comme nous l’avons déclaré depuis plusieurs mois, nous n’avons aucun projet de moteur de recherche en Chine », a-t-il écrit. « Les membres de nos équipes ont été réaffectés à de nouvelles missions ».