Waze: Le NYPD demande à Google d’arrêter de notifier les contrôles de police

SÉCURITÉ ROUTIÈRE Dans une lettre adressée à Google, le NYPD exige la fin de la géolocalisation des contrôles de police sur l’application Waze

20 Minutes avec agence

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Le logo de l'application de navigation routière Waze.
Le logo de l'application de navigation routière Waze. — LIONEL BONAVENTURE AFP

Très prisée des automobilistes, l’application GPS Waze permet notamment de notifier les opérations de police en cours. Une fonctionnalité qui fait tout le succès de l’application, mais qui ne plaît pas vraiment aux forces de l’ordre.

La police de New York a récemment écrit à Google, propriétaire de l’application communautaire. Dans cette lettre, les policiers réclament purement et simplement la fin du recensement de leurs contrôles, selon une information de Streetsblog.

Les policiers dénoncent un système « irresponsable »

Waze permet en effet à ses utilisateurs d’indiquer en temps réel les points de contrôle mobile des forces de l’ordre. Une fonctionnalité « irresponsable », dénonce le NYPD dans sa lettre. Pour les policiers new-yorkais, ce système encouragerait les comportements dangereux. En publiant ces informations, il aiderait les conducteurs sous l’emprise de la drogue et de l’alcool à échapper aux contrôles.

Interrogé par The Verge, un porte-parole de Google a pourtant soutenu la thèse inverse : « La sécurité est [l'] une de nos priorités. Nous pensons qu’informer les conducteurs des contrôles de vitesse les invite à être plus prudents ». Le géant de la Tech ne semble donc pas prêt à modifier son appli.

Plusieurs années de polémique

Depuis plusieurs années pourtant, Waze est à l’origine d’une vive controverse aux États-Unis. En 2015, des policiers américains avaient été jusqu’à indiquer de faux contrôles dans le but d’induire les conducteurs en erreur.

En France, les applications GPS ont l’interdiction d’indiquer l’emplacement exact des radars mobiles, rappelle Numerama. Waze ne peut mentionner que les « zones dangereuses », c’est-à-dire des portions de plusieurs kilomètres susceptibles d’accueillir un radar mobile.