AlphaGo: L'ordinateur de Google bat une fois de plus le cerveau humain au jeu de go

JEU Le champion du monde en titre du jeu de go a dû une nouvelle fois s’incliner face à l’intelligence artificielle…

20 Minutes avec agences

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Le sud-coréen Lee Sedol, n°3 mondial du jeu de go, affronte le programme AlphaGo à l'occasion du Google DeepMind Challenge, le 13 mars 2016 à Séoul.
Le sud-coréen Lee Sedol, n°3 mondial du jeu de go, affronte le programme AlphaGo à l'occasion du Google DeepMind Challenge, le 13 mars 2016 à Séoul. — Lee Jin-man/AP/SIPA

Après avoir battu une première fois en janvier Ke Jie, 19 ans, numéro un mondial du jeu de go, le super-ordinateur AlphaGo a de nouveau triomphé du jeune Chinois ce mardi à Wuzhen, dans l’est de la Chine.

AlphaGo, une intelligence artificielle développée par DeepMind Technologies, filiale de Google, a en effet remporté la première des trois parties prévues entre la machine et le petit génie, champion du monde en titre depuis deux ans de ce jeu chinois millénaire.

Dominer « une machine sans âme »

Se décrivant lui-même comme « prétentieux », le jeune Ke Jie avait pourtant à cœur de dominer « une machine sans âme » au cours de ces parties qui devaient être ses dernières contre AlphaGo, quel que soit le résultat.

Le jeune Chinois n’est pas le premier champion de la discipline à être battu par un logiciel fonctionnant grâce à des algorithmes qui lui permettent de progresser à chaque match. En mars 2016, le grand maître sud-coréen Lee Se-Dol s’était lui aussi incliné face à l’ordinateur…

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Un jeu qui requiert intuition et créativité

Si une autre machine, l’ordinateur Deep Blue d’IBM, avait déjà triomphé du champion du monde d’échecs Garry Kasparov en 1997, le défi du jeu de go apparaissait comme plus compliqué pour l’intelligence artificielle.

En effet, il existe plus de configurations possibles dans le jeu de go que d’atomes dans l’univers. De plus, la discipline fait appel à des concepts stratégiques et requiert intuition et créativité, des qualités qu’on pouvait estimer supérieures chez l’homme. AlphaGo a pourtant une fois de plus mis à mal cette idée reçue.